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Français du monde. Canada : l’Alberta à l’épreuve du Covid-19

Même dans ces espaces de forêts sans fin au pied des Rocheuses, le coronavirus mobilise les autorités. Dans ce pays de liberté, on mise plus sur la responsabilité de chacun, témoigne cette ingénieure française de Calgary.  

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Charlotte Plombin en balade à vélo dans une forêt d\'Alberta.
Charlotte Plombin en balade à vélo dans une forêt d'Alberta. (PLOMBIN)

En Alberta et dans l'ouest du Canada, la première vague de Covid-19 a fait moins de dégâts qu'en France mais la seconde a été plus sévère, témoigne Charlotte Plombin : "Ils ont commencé à fermer les frontières intraprovinciales cet hiver, sans couvre-feu. Ici, c’est un pays de liberté et les autorités font confiance aux citoyens. On se repose plus sur l'individu et les mesures sont beaucoup plus personnelles, comme l'interdiction de recevoir chez soi quelqu'un d'extérieur à la maisonnée. Mais il n’y a pas eu de mesures aussi drastiques qu’en France comme la fermeture de tous les commerces de proximité. Quelques-uns ont dû fermer mais ils ont rouvert très rapidement." 

La Française vit depuis dix-sept ans à Calgary et constate que dans une crise comme celle du Covid-19, les mentalités ne sont pas les mêmes : "On se repose beaucoup plus sur l’individu, la prise de conscience et, soyons honnêtes, le respect des règles est beaucoup plus ancré dans la culture canadienne qu’en France."  Ainsi, au Canada, vous ne trouverez nulle part dans les médias, assure-t-elle, de débat sans fin sur l’utilité ou le bien-fondé de telle ou telle mesure : "La liberté d’expression est très présente ici, mais ce sera beaucoup moins public, moins visible. Il n’y aura pas forcément de manifestation. Le respect des lois est beaucoup plus ancré. On peut ne pas être d’accord, mais on n’en fera pas toute une histoire."  

Distanciation sociale

Diplômée de l'école des Mines d'Albi en 2004, elle est aujourd’hui ingénieure pour un grand groupe pétrolier au Canada. Sa société s’est d’ailleurs appuyée sur l’expertise en intelligence artificielle d’une startup française pour trouver des moyens de réduire l'exposition des salariés canadiens au Covid-19 : "La France et certains pays comme le Canada ont développé un programme qui s’appelle Eurêka qui permet de promouvoir la recherche & développement et d’inventer des solutions communes." 

Dans les locaux de ConocoPhillips à Calgary (Alberta) .
Dans les locaux de ConocoPhillips à Calgary (Alberta) . (ConocoPhillips)

Dans ce cas précis, des caméras intelligentes, des smartphones ou des appareils photo ont été installés pour lire et relever à distance, sans intervention humaine, les informations de contrôle sur le site : "L’idée c’est de permettre aux travailleurs de ne pas aller sur place, d’observer la distanciation sociale et d’éviter de se retrouver dans des espaces confinés." En Alberta, les restrictions anti-Covid sont peu à peu levées. Depuis début mars, les bibliothèques ont rouvert et certaines activités sportives en salle sont à nouveau autorisées. Trois semaines plus tôt, le gouverneur de la province avait permis aux restaurants de rouvrir pour un service en salle.   

Lui écrire : charlotte.plombin@conocophillips.com

Aller plus loin 

Retrouvez cette chronique sur le site, l'appli et dans le magazine de la mobilité internationale "Français à l'étranger.fr"

Charlotte Plombin en balade à vélo dans une forêt d\'Alberta.
Charlotte Plombin en balade à vélo dans une forêt d'Alberta. (PLOMBIN)