Expliquez-nous, France info

Expliquez-nous... La pharmacovigilance en France

Alors que la ministre de la Santé souhaite améliorer l'information des patients concernant les médicaments, focus sur la pharmacovigilance en France.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Le rayon d\'une pharmacie à Orléans (Loiret), le 11 janvier 2018.
Le rayon d'une pharmacie à Orléans (Loiret), le 11 janvier 2018. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

La pharmacovigilance est la surveillance des médicaments et la prévention des risques d'effets indésirables. Cela consiste notamment à recueillir et à centraliser les notifications d'effets indésirables qui sont faites par les professionnels de santé, les patients, les associations ou les industriels. La pharmacovigilance permet également d'évaluer ces informations, d'apprécier les risques et de prendre, si besoin, des mesures de précaution ou de retrait des produits. Enfin, cela consiste à communiquer et à informer sur tout ce qui concerne la sécurité d'emploi des médicaments.

En France, il existe 31 centres régionaux de pharmacovigilance. Ce sont eux qui recueillent les informations et qui les transmettent à l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Les particuliers peuvent alerter

Les professionnels de santé ont l'obligation de déclarer au centre régional de pharmacovigilance dont ils dépendent les effets indésirables suspectés être dûs à un médicament, notamment les effets graves ou inattendus. Les patients ou associations de patients peuvent eux aussi le faire, via une fiche de déclaration.

Ce dispositif porte sur les médicaments, mais il peut aussi concerner les effets secondaires d'un dispositif médical (lentilles de contact, prothèses de hanche, implants mammaires, pompes à insuline, etc.), d'actes de soin ou liés à des produits cosmétiques, des produits de tatouage et des compléments alimentaires par exemple. La démarche peut s'effectuer en ligne, via un site du ministère chargé de la santé.

Les obligations des laboratoires pharmaceutiques

Toute entreprise qui produit et commercialise un médicament doit mettre en place un système de pharmacovigilance, géré par une personne référente, pour recueillir et évaluer les effets indésirables. Elle a l'obligation de déclarer ces effets indésirables, sous 15 jours lorsqu'il s'agit d'effets graves, auprès de l'ANSM. 

Ce sont les 31 centres régionaux de pharmacovigilance qui renseignent les professionnels de santé, les patients ou les associations de patients. Vous pouvez, en tant que patient, les contacter pour avoir des informations. Vous pouvez également vous rendre sur la base de données publiques des médicaments, mise en place par l'ANSM.

Le rayon d\'une pharmacie à Orléans (Loiret), le 11 janvier 2018.
Le rayon d'une pharmacie à Orléans (Loiret), le 11 janvier 2018. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)