En route vers Paris 2024, France info

En route vers Paris 2024. Paris peut-il maîtriser son budget olympique ?

En septembre 2017, on connaîtra le pays qui accueillera les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Depuis 1988, toutes les villes organisatrices ont dépassé les budgets, mais Paris souhaite mettre un terme à cette mauvaise habitude.

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Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach, lors de sa visite à Paris le 2 octobre 2016, aux côtés de la maire de Paris, Anne Hidalgo.
Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach, lors de sa visite à Paris le 2 octobre 2016, aux côtés de la maire de Paris, Anne Hidalgo. (FREDERIC STEVENS / GETTY IMAGES EUROPE)

Le budget olympique pour Paris 2024 est estimé à 6,2 milliards d’euros. Londres en 2012 avait payé 10 milliards d’euros et en 2008, Pékin avait dépassé la barre des 30 milliards.

Dans le détail du budget parisien, trois milliards sont dépensés dans l’organisation. Cette somme est financée par le COJO (comité d’organisation des Jeux Olympiques) via une dotation du CIO, le sponsoring et la billetterie.

Les trois milliards restant concernent la construction d’équipements sportifs et les infrastructures non sportives. Cette partie est financée à parité par des fonds privés comme la revente des logements de village olympique et par des fonds publics.

Plusieurs raisons poussent à être optimiste concernant la maîtrise des dépenses publiques car Paris a l’habitude d’accueillir des grands événements. Aussi, 70% des infrastructures existent déjà donc le budget travaux est contrôlé. La piscine et le village olympiques restent à construire mais ils sont déjà prévus dans le projet Grand Paris.

Enfin le CIO, incite à mettre en place des candidatures pérennes, qui laissent un héritage. Paris n’a donc pas le choix : si elle veut séduire le CIO, la ville doit maitriser son budget.

Difficile d'anticiper les contretemps

Pourtant depuis 1988, tous les budgets olympiques ont été dépassés. 

Cela reste difficile pour les villes candidates d’anticiper des années à l’avance les contretemps qui font exploser le budget (retard dans la construction, phénomène d’inflation).

 Si on prend l’exemple de Rio cet été, il fallait être sacrément visionnaire pour prévoir le virus Zika, la menace terroriste renforcée ou les fortes turbulences politiques. Tout cela fait augmenter le budget et diminuer les retombées.

Pourtant, il ne faut pas oublier l’importance de ces retombées. Selon une étude du Centre de droit et d'économie du sport, les Jeux olympiques 2024 pourraient rapporter entre 5 et 11 milliards d’euros.

L’actualité de la semaine

Retour sur les bancs de l’école pour les villes candidates aux Jeux. Elles ont déposé vendredi sur le bureau du CIO leur dossier numéro 2 qui précisent les garanties financières et les infrastructures dont disposent la capitale.

Enfin, la candidature de Paris 2024 a reçu un coup de pouce inattendu de la part de... Barack Obama. Le président des Etats-Unis, toujours énervé d’avoir vu Chicago, sa ville natale, se voir refuser les Jeux en 2016, a fait du tort à la candidature de Los Angeles. Il a déclaré dans le New-York magazine que les décisions du CIO étaient similaires à celles de la Fifa : "un peu truquées".

Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach, lors de sa visite à Paris le 2 octobre 2016, aux côtés de la maire de Paris, Anne Hidalgo.
Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach, lors de sa visite à Paris le 2 octobre 2016, aux côtés de la maire de Paris, Anne Hidalgo. (FREDERIC STEVENS / GETTY IMAGES EUROPE)