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En direct du monde. Pour faire face au pic de pollution à New Delhi, les autorités indiennes font preuve d’imagination

New Delhi, en Inde, connaît un nouveau pic de pollution depuis trois jours. Les autorités ont annoncé mercredi la fermeture de toutes les écoles pendant toute la semaine ainsi qu’une série de mesures inédites pour y faire face.

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franceinfoSébastien FarcisRadio France

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Un enfant marche dans une rue de New Delhi, envahie par une épaisse brume de pollution.
Un enfant marche dans une rue de New Delhi, envahie par une épaisse brume de pollution. (SAJJAD HUSSAIN / AFP)

Le soleil s'est levé il y a un peu plus de deux heures à New Delhi, mais il est difficile de le percevoir. La capitale indienne connaît un nouveau pic de pollution depuis trois jours, avec des taux plus de trente fois supérieurs aux recommandations de l’organisation onusienne. Aussi, le soleil demeure ce mercredi 8 novembre derrière une brume épaisse. C’était déjà le cas la veille, à un point tel qu’à 14heures, il était encore possible de fixer le disque du soleil sans cligner des yeux.

Les relevés, eux, donnent une l'ampleur du danger : les taux de particules fines ont dépassé encore une fois les 1 000 microns/m3 ce matin dans l'ouest de la ville, soit quarante fois les taux recommandés par l'OMS. Pour rappel, le niveau d'alerte est déclaré à Paris quand sont dépassés les 80 microns pendant 24 heures, soit douze fois moins. Sous une telle pollution, même les personnes en bonne santé prennent des risques en marchant dans la rue.

Le prix des parkings a été multiplié par quatre

Pour y faire face, les autorités ont notamment mis en place le mois dernier un nouveau barème accompagné d’un code de couleurs pour coordonner les actions, à l’image d’un plan Vigipirate de la pollution. Et il a déjà atteint la couleur écarlate, soit l'urgence absolue. La première réponse, mercredi, a donc été de fermer toutes les écoles de la ville jusqu'à lundi prochain. Puis dans la soirée, plusieurs mesures inédites ont suivi : tous les chantiers doivent s'arrêter, car ils émettent beaucoup de poussière, les camions n'ont plus le droit de traverser la ville, sauf s'ils transportent des biens de première nécessité, le prix des parkings est multiplié par quatre et la fréquence des métros légèrement augmenté, pour inciter les habitants à prendre les transports en commun.

Très polluante, la voiture reste reine

Ces mesures sont temporaires et ne règleront pas le problème à long terme. Cette pollution a des sources très variées dans cette mégalopole de 17 millions d'habitants, même si les véhicules sont déjà responsables de 20 % de l'émission de ces particules fines. Malgré cela, la voiture est encore reine : 1 400 véhicules sont enregistrés chaque jour à New Delhi. Elles s’ajoutent aux neuf millions déjà en circulation. Seulement quelques milliers d'entre eux sont à propulsion électrique...

Un enfant marche dans une rue de New Delhi, envahie par une épaisse brume de pollution.
Un enfant marche dans une rue de New Delhi, envahie par une épaisse brume de pollution. (SAJJAD HUSSAIN / AFP)