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En direct du monde. Il est de plus en plus facile de faire des affaires en Inde

En 2017, l'Inde se hisse à la centième position du classement de la Banque mondiale sur la facilité de faire des affaires dans le monde. Un bond de 30 places par rapport à 2016. 

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Sébastien FarcisRadio France

Mis à jour le
publié le

Des vitrines de bijouterie à New Delhi, la capitale indienne, en mai 2017
Des vitrines de bijouterie à New Delhi, la capitale indienne, en mai 2017 (MONEY SHARMA / AFP)

La Banque mondiale vient de rendre son nouveau classement 2017 sur la facilité de faire des affaires dans le monde. Le but ? Donner aux multinationales qui souhaiteraient investir dans tel ou tel pays des indicateurs, comme l’ouverture d’une filiale, l’accession au crédit ou encore la facilité de payer ses taxes. Cette année, l’Inde a connu des progrès impressionnants. Le pays a grimpé de 30 places, pour se situer à la centième position. 

Le paiement des taxes en ligne, un gain de temps considérable

Ouvrir une société, obtenir un crédit ou faire respecter un contrat sont devenus en effet plus faciles, sur place, depuis un an. Mais l’amélioration la plus importante concerne le paiement des différents impôts et taxes. Dans ce domaine, on peut parler de petite révolution – en tout cas dans les deux villes prises en compte par la Banque mondiale, à savoir Bombay, mais aussi New Delhi.

C'est là que vit Rikki Sharma. Il est directeur d'une société de distribution de bijoux, Bijou Blanc, et il a vraiment apprécié ces changements : "Avant, pour payer nos impôts, nous devions remplir une énorme feuille et faire la queue pendant deux heures à la banque, puis revenir le soir pour chercher le reçu : cela prenait toute la journée." Aujourd'hui, tout se fait en ligne, "cela prend à peine dix minutes, poursuit Rikki Sharma. Idem pour demander une nouvelle licence. Ces procédures sont clairement devenues plus simples."

Objectif du gouvernement : se hisser dans le haut du classement

Le gouvernement indien de centre-droit se réjouit de cette montée dans le classement, et promet de faire encore mieux. En effet, l'amélioration du climat des affaires est l'un de ses objectifs principaux. Il fait tout pour attirer davantage d'investissements étrangers et pour dynamiser son secteur industriel, afin de créer plus d'emplois. Pour cela, le classement de la banque mondiale est une vitrine idéale : l'Inde est désormais en milieu de tableau, alors qu'elle était jusqu'à présent classée dans les 50 pires pays du monde.

L'objectif est d'arriver dans les 50 premiers, et une mesure pourrait l'y aider : la récente mise en place d'une TVA unique, qui a justement pour but de simplifier le système fiscal et de lever les barrières douanières entre chaque Etat indien. Ce changement n'a pas pu être pris en compte par le classement actuel. Il est donc probable que l'Inde gagne encore quelques places l'année prochaine.

La corruption persistante des administrations

Cela dit, les lourdeurs demeurent. Par exemple, l'Inde reste l'un des pays où il est le plus compliqué d'obtenir un permis de construire. De plus, la corruption dans l'administration demeure un énorme problème, que Rikki Sharma connaît bien : "Le mois dernier, l'un de mes colis est passé par les douanes, et trois biens manquaient. Ils avaient été volés."

Il y avait seulement un bandeau indiquant que le paquet avait été ouvert par les douanes. Seulement voilà, il est impossible de demander des comptes à qui que ce soit pour cela.

Rikki Sharma

à franceinfo

Malgré ces difficultés, l'Inde est désormais le pays le mieux classé d'Asie du Sud, à l'exception du Bhoutan. Mais elle reste encore loin derrière la Chine ou l'Afrique du Sud.

Des vitrines de bijouterie à New Delhi, la capitale indienne, en mai 2017
Des vitrines de bijouterie à New Delhi, la capitale indienne, en mai 2017 (MONEY SHARMA / AFP)