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En direct du monde. En Tunisie, les défenseurs du vélo tentent d'en développer la pratique

L'usage du vélo peine à se développer en Tunisie. Un groupe d'amateurs organisent des randonnées urbaines, depuis quelques mois.

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Un cycliste dans la casbah de Tunis, en février 2017.
Un cycliste dans la casbah de Tunis, en février 2017. (ZOUBEIR SOUISSI / REUTERS)

Les Tunisiens sont appelés à pédaler vendredi 7 juillet, à Tunis et à Sfax. Dans ce pays où l'usage du vélo progresse doucement, les randonnées urbaines sont rares. En Tunisie, les bicyclettes sont encore largement perçues comme étant un moyen de transport réservé à ceux qui ne peuvent pas s'offrir un scooter ou une voiture. À Tunis et dans les grandes villes, les adeptes de la petite reine commencent à s'organiser.

Un mouvement qui prend de l'ampleur

En 2012 déjà, un Français a tenté de lancer une version tunisienne de la Vélorution, un mouvement international qui promeut l'usage du vélo comme moyen de transport alternatif à la voiture. Ce Français a rapidement quitté la Tunisie, le mouvement ne s'est finalement pas développé. L'idée a été reprise il y a trois mois par un groupe d'amis. Ces amoureux du vélo ont organisé un premier événement qui a réuni une trentaine de personnes. Le deuxième et le troisième rendez-vous il y a quelques jours, ont rassemblé à chaque fois près de 300 cyclistes.

Les organisateurs expliquent difficilement les raisons de cet engouement aujourd'hui. La responsable de l'association racont qu'il a été parfois difficile d'obtenir des autorisations de la part des autorités, pour les premières randonnées. Maintenant, les choses se passent mieux, d'après elle. L'association espère maintenant lancer d'autres actions, comme la mise à disposition d'un parking spécialement pour les cyclistes qui viennent travailler dans le centre-ville de Tunis.

Un environnement peu propice au vélo

En Tunisie, le vélo reste toujours perçu comme le moyen de transport de ceux qui n'ont pas la possibilité de s'acheter un véhicule à moteur. En revanche, de plus en plus de Tunisiens utilisent aujourd'hui des bicyclettes pour se déplacer dans les grandes villes par plaisir de pédaler, pour faire de l'exercice, et aussi pour échapper aux embouteillages.

Certains amateurs de vélo se plaignent du manque de sécurité sur la route, à cause de la conduite des automobilistes et de l'état des chaussées. Il n'y a presque aucune piste cyclable en Tunisie. Ils expliquent aussi qu'il est difficile de trouver certaines pièces de rechange pour réparer leur machine. Les responsables de la Vélorution tunisienne comptent travailler sur ces problèmes dans les prochains mois.

Un cycliste dans la casbah de Tunis, en février 2017.
Un cycliste dans la casbah de Tunis, en février 2017. (ZOUBEIR SOUISSI / REUTERS)