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Au Japon, Noël et le Nouvel An au ralenti, sans grands rassemblements pour saluer 2021

Au Japon c'est traditionnellement le Nouvel An, davantage que Noël, qui est célébré. Mais les festivités seront très limitées cette année, Covid-19 oblige.

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Sur un marché de Tokyo (Japon) le 8 décembre 2020
Sur un marché de Tokyo (Japon) le 8 décembre 2020 (KAZUHIRO NOGI / AFP)

Hormis pour les quelques chrétiens du Japon, la majeure partie de la population nippone considère Noël comme une fête symbolique à caractère commercial plutôt destinée aux enfants, sans aspect religieux. Cela ne va pas être énormément modifié cette année, mais au lieu d’aller manger le traditionnel poulet à l’extérieur avec des amis ou la famille, on le dégustera chez soi. Certains ne feront rien. 

Il y a néanmoins  des sapins décorés dans quelques maisons, les garderies ou magasins. Les petits ont envoyé des lettres à Santa Claus, le père Noël, et l’on s’échange des cadeaux, sans cependant faire de réveillon, car le 24 et le 25 sont des jours normaux, ouvrés, où tout le monde travaille. Dans les magasins où afflue la foule, les protocoles sanitaires sont très bien respectés, vendeurs et clients portent tous un masque.

Les restaurants, qui font généralement de bonnes affaires pour Noël, auront du mal cette année en soirée puisqu’ils sont incités à fermer tôt. Le Covid-19 circule davantage dans les grandes agglomérations comme Tokyo, ces dernières semaines.

Le Nouvel An gâché

C’est la fête familiale la plus importante au Japon, loin devant Noël. En temps normal, on profite d’une semaine de vacances pour aller en voyage quelque part ou, plus souvent encore, rentrer dans sa famille. On passe le 31 décembre et le Nouvel An à plusieurs générations, avec des traditions bien ancrées comme regarder le programme musical de la chaîne publique NHK toute la soirée, puis manger des nouilles de sarrasin, des "soba", vers minuit. Le lendemain, on se lève tôt pour aller au sanctuaire prier les divinités de nous offrir une belle année. On mange ensuite un menu particulier qui symbolise ce qu’on attend de l’an nouveau, mets appelé "osechiryori" préparé bien en avance ou acheté tout fait à prix très onéreux.

Cette année, c’est fichu. La majeure partie des Japonais ont choisi de rester chez eux et de limiter les personnes autour de la table à ceux  et celles qui résident habituellement ensemble. Pas de rassemblement dans les sanctuaires, ni sur les places généralement bondées comme le célèbre carrefour de Shibuya à Tokyo.
La seule tradition qui sera sans doute plus respectée cette année que les autres sera le "ohsoji", le grand ménage, un nettoyage de fond en comble des habitations. Pas franchement festif.

Sur un marché de Tokyo (Japon) le 8 décembre 2020
Sur un marché de Tokyo (Japon) le 8 décembre 2020 (KAZUHIRO NOGI / AFP)