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"Fail fast, fail often", ou la célébration de l'échec

Il n’a jamais été aussi facile de créer sa startup. Tout le monde envie la Silicon Valley et le nombre de création de startups ces dernières années a littéralement explosé.

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(Etat major d' Oracle à Redwood Shores © MaxPPP)

Toutefois quand on regarde de plus près, 90% des startups créées finissent à la casse au bout d’environ 20 mois et après avoir reçu en moyenne $1.5M.

Depuis 2009, il y a par exemple à San Francisco une conférence annuelle sur ce thème, la Failcon. Chacun vient témoigner, non pas de son succès, mais plutôt expliquer comment il s’est planté et surtout ce qu’il a appris lors de cette expérience. Quand quelqu’un plante sa start-up, il est habituel de rédiger un post-mortem et de le partager publiquement.

 

Il est clair que l’on est très loin des standards français qui considèrent l’échec comme rédhibitoire et fatal mais tout n’est pas non plus rose ici. Si l’échec est mieux accepté par la société américaine, cela ne veut pas dire non plus qu’il est bien vécu par ses entrepreneurs. Le succès gigantesque des uns crée une pression énorme sur les autres et on voit de plus en plus d’entrepreneurs partager leurs angoisses. Récemment l’un d’entre eux me disait  “Je ne suis pas burn-out mais je ne veux plus être entrepreneur… C’est trop dur, trop de pression .”

On voit également des zombies startups, des sortes de mort-vivants qui refusent de mourir et puis il y a aussi des drames comme cet entrepreneur de 47 ans qui s’est tiré une balle dans la tête parce qu’il n’arrivait pas à lever de l’argent auprès d’investisseurs. Pour l’anecdote, il avait “Je suis génial ” tatoué sur son bras.

Malgré tout cela, la Silicon Valley reste un modèle

Certes pavé de milliers d’échecs mais aussi de pas mal de réussites édifiantes et superbes. Je pense notamment à Airbnb dont les fondateurs ont galéré dur avant d’être valorisé aujourd’hui plus de 10 milliards de dollars. Je vois beaucoup d’entrepreneurs faire le choix de la Silicon Valley, non pas parce que c’est plus simple, mais parce que c’est possible. Ici les miracles existent et comme disent les américains Sky is the limit . Comme à Hollywood, les stars de la Silicon Valley et leurs belles histoires n’ont pas fini d’inspirer des millions d’entrepreneurs qui veulent aller au bout de leurs rêves les plus fous. 

(Etat major d' Oracle à Redwood Shores © MaxPPP)