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Roselyne Bachelot : "On a toujours du temps pour un livre"

L'ancienne ministre, désormais chroniqueuse télé, lit "Le collier rouge" (Ed. Gallimard) le dernier roman de Jean-Christophe Rufin, un auteur qu'elle apprécie particulièrement. La lecture représente pour elle plus qu'un plaisir : "c'est une drogue."

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Roselyne Bachelot lit dans la rue "au risque de se cogner dans les lampadaires." Elle lit en voiture. Avant de se coucher. "Je lis tout le temps." L'ancienne ministre assimile la lecture à "un voyage dans l'imaginaire de quelqu'un."

Parfois des livres peuvent procurer du malaise, relève la chroniqueuse qui se souvient ne pas avoir pu terminer 'Les Bienveillantes' de Jonathan Littell. Elle avait été écoeurée par les mémoires de cet officier SS fictif, Maximilien Aue, qui a participé aux massacres de masse nazis. "Sur les 800 pages, j'en ai lu 350." 

Les ouvrages sur la Shoah ont eu sur Roselyne Bachelot une influence profonde. "Je me souviens de 'Treblinka' de Jean-François Steiner ou du 'Choix de Sophie' de William Styron." Ces livres l'ont persuadé que la lutte contre l'antisémitisme était l'un des combats de sa vie.

De temps en temps, en guise de madeleine de Proust, Roselyne Bachelot ouvre 'Les aventures du Mouron rouge' de la baronne Orczy. Pour ses 10 ans, sa mère lui avait offert cette saga de cape et d'épée en 9 volumes. Et la magie opère toujours : "De temps en temps je m'ouvre un volume... Les aventures d'amour entre Sir Percy Blakeney et Marguerite me ravissent!"

 

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