Ça nous marque. "Avec 50 ans d’avance, Solex a inventé le concept de mobilité"

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Olivier de Lagarde recoit Grégory Tréabol, fondateur d'Easybike group qui a repris la marque groupe Solex

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Solexity sur la chaîne de production en 2017. (JONATHAN KONITZ / MAXPPP)

En 1908, deux ingénieurs Marcel Mennsesson et Maurice Goudard décident de s’associer pour fonder leur entreprise. Ils se mettent à fabriquer des radiateurs.
Les deux hommes ont assez tôt l’idée d’un vélo équipé d’un moteur mais les premiers brevets déposés ne seront jamais suivis du moindre prototype. Entretemps les deux inventeurs ont décidé de se tourner vers l’automobile qui connaît un fort développement dans les années 20. Leur société va fabriquer des carburateurs, des starters et des bougies.

La Wehrmacht premier utilisateur du Solex

Peu avant la Deuxième Guerre mondiale, l’idée d’un vélomoteur revient. En 1940 Marcel Mennsesson réalise un prototype d’un deux roues équipé d’un moteur à explosion situé à l’avant. A partir de 1940, l’usine en région parisienne est occupée par l’armée allemande. Un jeune officier va découvrir l'engin qu’il va utiliser et adopter. Il roule avec durant toute la guerre et en 1945 les deux inventeurs se rendent compte que leur modèle a fait des milliers de kilomètres avec une fiabilité remarquable.

L’engin d’une époque

Dès la fin de la guerre, l’entreprise se met à produire en grande quantité de Solex. L’heure est à la reconstruction, les transports sont rares et des millions d’ouvriers et d’employés doivent se déplacer. Le Solex va être leur solution.

Jusqu’à 1988, il va s’en vendre plus de 7 millions. Le Solex va devenir iconique, il est le vélomoteur de Jacques Tati dans Mon Oncle  ou de Louis de Funès dans Le gendarme se marie. Des collectionneurs se l’arrache, les jeunes organisent avec lui des rallyes-raids et les sportifs des courses de vitesse.

Vers une renaissance du Solex ?

En 1988, le dernier Solex de la première époque sort de l’usine. Mais ni ses capacités ni son design ne peuvent rivaliser avec les vélomoteurs plus modernes et surtout avec les premiers scooters à bas prix qui arrivent d’Asie.
Un premier repreneur, Jean-Pierre Bansard décide de relancer la marque pour en faire un véhicule électrique. Nous sommes au début d’une technologie, il va en essuyer les plâtres.

En 2013 quand la Société Easybike reprend Solex, le vélo électrique décolle. "A l’époque le succès de Solex c’était un prix accessible pour tous et simple à utiliser" explique Grégory Trébaol. "C’est ce que nous avons cherché à faire avec le Solex Intemporel".

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