Belambra Clubs : "Il nous reste de la place pour la dernière semaine de l’année..."

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Alexis Gardy, président-directeur général de Belambra Clubs est l'invité d'Olivier de Lagarde.  Avec une cinquantaine de villages, c’est le numéro un des villages clubs en France.

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Agence de voyage avec une offre de voyage avec Belambra Clubs. (Illustration) (PIERRE HECKLER / MAXPPP)

Nous sommes dans les années 50, La France se relève après la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement de Guy Mollet étend la troisième semaine de congés payés à l'ensemble des salariés... Les Français aspirent à partir en vacances. Avant l'avènement du Belambra Club, il y avait les VVF, les "Villages Vacances Familles". Alexis Gardy, président-directeur général de Belambra Clubs, est l'invité de Ça nous marque. 

Des origines associatives

André Guignand et Maurice Cayron, militants de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne ont alors l’idée de créer des villages de vacances familiales à un coût accessible. En 1958, avec l'aide de la Caisse des Dépôts et Consignation, et des Caisses d’allocations familiales, des comités d'entreprises et des comités d'œuvres sociales, ils créent ainsi l'association "Villages Vacances Familles", qui a pour vocation de favoriser le départ en vacances du plus grand nombre.

Les villages se développent d’abord sur les littoraux puis à la montagne. Ces villages connaîtront un immense succès pendant 30 ans, puis, moins dans l’air du temps, ils vont rencontrer des difficultés durant les années 90. Les VVF sont scindés en deux. Une partie reste dans la forme associative originelle, une cinquantaine de club sont transférés dans une société commerciale qui, en 2008, deviendra la marque Belambra.  

À l’ombre du baobab

Ce nom, Belambra, vient de l’arbre Bel Ombra présent sur la place de l’église de Porto-Vecchio en Corse. Cet arbre provenant d’Afrique du Sud. En choisissant ce nom, qui est une espèce de la famille des baobabs, les créateurs des clubs ont voulu rendre un hommage vibrant à l’Afrique, continent prometteur en termes de tourisme.

Les anciens clubs VVF sont rénovés pour accueillir une clientèle un peu plus haut de gamme. Belambra reçoit environ 500 000 clients par an dont 90% de Français.

Une année paradoxale : 2021

"2021 restera dans les annales du groupe, et sans doute dans celle de tout le secteur du tourisme, puisque nous avons fait le plus mauvais hiver de l’histoire, avec l’intégralité de nos sites fermés, et un été sous le signe de la reprise, qui restera comme l’un des meilleurs de l’histoire, puisque les Français sont restés massivement dans leur pays."

Alexis Gardy

à franceinfo

Malheureusement, la somme des deux fait une très mauvaise année et donc la période Covid pèse très lourdement sur l’activité.

"Malgré tout, nous avons un projet résolument optimiste, puisque nous ouvrons un nouveau village à Tignes, après trois mois de rénovation, sur un site historique qui était un ancien Club Méditerranée", ajoute le PDG de Belambra.

Un hiver incertain  

Évidemment, la situation sanitaire fait planer de grosses incertitudes sur la saison 2021/2022. La clientèle britannique représentant 20% des réservations sur les destinations montagne. Les vacances de Noël s’annoncent correctes, explique Alexis Gardy, grâce notamment aux réservations de dernières minute. "On espère faire le plein et on fera le plein sur les vacances scolaires de février qui représentent la très haute saison."   

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