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COP21: des babas pas cools

La COP21 a ouvert ses portes aux militants et associations. Un chapiteau de 27.000 mètres carrés a été monté, non loin des délégations officielles. Ambiance baba, sans le cool.

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Copié dans le presse-papier !
(COP21 au Bourget ©Maxppp)

Tout avait bien commencé : ce chapiteau est un bel endroit. Tout est de bois, avec une sympathique odeur de nature. Et ça fait du bien après avoir passé une heure et demie à transpirer dans les bus et RER. Je commence à déambuler. Tiens, un film…sur les Inuits…dans le noir, j’aperçois environ cinq personnes.

Je me tourne vers un agent d’accueil :  "Le film est en anglais, non sous-titré ". 

Lui : "Ah bon, vous êtes sûr ?" 

Moi : "Oui, certaine "

Lui :  "Ben, les gens parlent anglais en généra l"

Moi :  "Non, pas forcément "

Ambiance.

Je repars.

Moi, en quête de réchauffement climatico-humain

Quelque chose m’attire l’œil : des gens pédalent, comme sur un vélo, mais ce n’est pas un vélo. C’est un chargeur de portable. Car, comme le dit le proverbe Cop21 : "Si tu veux avoir de la batterie… tu n’as qu’a en baver un coup !"  "C’est pas sympa, comme message de bienvenue ", dis-je à un pédaleur en pénitence. Le jeune homme, norvégien, me dévisage.

Look baba, mais pas cool

Je poursuis ma route. Ah les stands. Il y en a une centaine. WWF, les scouts (ni baba, ni cool), l’Unicef... J’aime bien l’Unicef. Ils ont monté un système de cartographie, avec des smartphones, afin de dénoncer les phénomènes qui pervertissent notre planète. Pas mal du tout.  "Et ils sont où ces jeunes ?"

Une responsable : "Là-bas, autour de la table, beaucoup ne s’étaient jamais vu avant cette COP21 "

Super !

Enfin, des babas et cool. Moi : "Donc, vous avez travaillé, en étant chacun dans vos pays… et là, vous vous découvrez, alors ?". Demi-sourires… ça sent mon énième flop de la matinée.

Moi : "Et vous venez d’où ?" Lui : "De Zinder au Niger. Moi, de Toulouse…moi, je viens du 9/3 ".  "De tous les horizons ! Quel meeting pot !" Rien, pas de réaction. 

Je rame

Jusqu’au moment où LA responsable du projet débarque. "Mais vous allez  les interroger sur quo i ?"

 "Sur leur projet, mais on a commencé, ça se passe bien, ne vous inquiétez pas"

Elle : "Oui, mais il faut que je sache … dans quel but ? Quelles questions ?"

Là, c’est : ni baba, ni cool. Plutôt, style période de grande sècheresse !

Je fuis

Je passe devant le restaurant-cantine.J’aperçois des graines à manger. Je n’ai qu’une envie : avaler un bon gros steak, bien saignant et bien gras. Et pourquoi pas, une assiette de frites, arrosée de ketchup...

(COP21 au Bourget ©Maxppp)