Pas de chefs, pas de réunions, pas d'horaires de travail : Alan, la start-up qui révolutionne le management

écouter (3min)

Une cinquantaine de médias, dont franceinfo, se mobilisent mercredi pour un journalisme de solution. Focus sur la start-up Alan, une assurance santé dont l'organisation est très éloignée des codes habituels du monde du travail.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Chez Alan, pas de chefs mais chaque salarié est coaché par un collègue plus ancien (photo d'illustration). (MASKOT / DIGITAL VISION / GETTY IMAGES)

Mettre en avant des initiatives qui apportent des réponses concrètes et reproductibles à des problèmes de société, économiques, sociaux et écologiques : l'initiative est lancée par l'ONG Reporters d'espoir et relayée par quelque 50 médias, dont franceinfo. Parmi les projets identifiés par cette journée consacrée au journalisme de solution, la start-up Alan. Elle se distingue par son organisation en matière de ressources humaines.

Alan est une assurance santé indépendante et 100% en ligne, qui rembourse notamment des séances de méditation. La start-up vient de devenir une licorne, c'est-à-dire qu'elle vaut plus d'un milliard de dollars, alors qu'elle n'a que six ans. Si elle a été choisie par l'ONG Reporters d'espoir comme un modèle à reproduire, c'est pour son management. En effet, chez Alan, il n'y a pas de chefs et pas de réunions. La grille des salaires est transparente et on y pose autant que congés que l'on veut. Et ne parlez même pas d'horaires de travail, il n'y en a pas !

 Des congés à volonté

S'il n'y a pas de chef en tant que tel, chaque salarié a en revanche un coach. Il s'agit d'un employé un peu plus ancien dans l'entreprise. Son rôle est d'accompagner le salarié dans son développement. Il y a quand même, bien sûr, des personnes qui prennnent des décisions. Chaque projet a ainsi son "owner", c'est-à-dire son référent. Celui-ci est chargé de prendre la décision finale mais il doit avoir d'abord exposé son point de vue et recueilli les avis des autres parties prenantes.

Il n'y a pas non plus de réunions chez Alan. Tout se passe donc par écrit, sur la plateforme Github. Cela permet à tout le monde d'avoir accès à toutes les informations, quand il veut et où il veut. Certains y accèdent notamment depuis un autre lieu que leur bureau puisque, chez Alan, 30 des 430 salariés travaillent à l'étranger, chez eux ou dans un espace de coworking. L'idée de la présence au bureau est tout relative. On peut ainsi poser autant de congés que l'on veut, à condition de s'organiser avec ses collègues.

Transparence sur les salaires

Enfin, les salaires sont totalement transparents puisque la start-up a défini une grille de salaire par niveau et années d'expérience qui est naturellement publique. Il y a neuf niveaux et à chacun correspond un salaire. Quand on est embauché, on est placé à un niveau puis, tous les six mois, un comité de trois personnes avec qui l'employé travaille fait le point. Le modèle Alan inspire de plus en plus de jeunes entreprises.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.