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Les salariés franciliens cherchent du boulot dans d'autres régions

Ces salariés lorgnent sur l'Auvergne-Rhône-Alpes et sur la Nouvelle-Aquitaine. Lyon et Bordeaux concentrent leurs recherches d'emploi.

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La galère pour prendre un transport en commun un jour de grève sur le réseau francilien.
La galère pour prendre un transport en commun un jour de grève sur le réseau francilien. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Les salariés franciliens sont infidèles à leur région. Ils cherchent de plus en plus à quitter la capitale, affirme une très vaste étude qui porte sur les recherches de près de sept millions d'actifs. Et ce phénomène s'amplifie, si l'on en croit les résultats de cette étude qui porte sur les recherches d'emploi sur trois sites dédiés, RégionsJob, ParisJob et Cadreo, menée pendant trois mois.


Plus de deux candidats franciliens sur trois, 67 % très exactement, s'intéressent à un emploi situé dans une autre région. C'est un phénomène en augmentation, puisque la même étude, réalisée l'an dernier, montrait que 58 % des actifs franciliens regardaient ailleurs. C'est donc une hausse de huit points en un an.

Vouloir changer de région en changeant de job, c'est surtout une affaire de salarié de la région parisienne. Partout ailleurs en France, ils ne sont qu'un sur trois à étudier des offres situées en dehors de leur région. C'est un chiffre qui, lui, est en baisse de cinq points. En région parisienne, on veut de plus en plus partir. En province, on veut de plus en plus rester.

L'Auvergne-Rhône-Alpes attire le plus les Parisiens

15 % d'entre eux cherchent dans cette région. On trouve ensuite la Nouvelle-Aquitaine, qui gagne des points dans ce classement puisqu'elle n'était que sixième l'an dernier. Viennent après les Pays-de-la-Loire, le Grand Est, la Bretagne, les Hauts-de-France et seulement ensuite Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Et dans ces régions, ce sont les villes capitales qui drainent le plus les candidats franciliens au départ. Il y a, on le sait, une forte "métropolisation de l'emploi" car ce sont les métropoles qui concentrent très fortement les emplois. Il est normal qu'elles attirent les candidats.

Comment se font les mouvements de salariés d'une manière générale ? On retrouve peu, ou prou, le même classement. Au niveau national, c'est encore l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine qui drainent les candidats de toute la France. Viennent derrière elles la région Paca et la Bretagne, qui attirent des chercheurs d'emploi de partout. Mais la volonté de bouger des autres régions n'a rien à voir avec celle que l'on connaît en Île-de-France.

Un quart seulement des habitants de la région Paca regardent des propositions en dehors du sud de la France. De même, les Bretons se sentent bien là où ils sont et marquent peu d'intérêt pour les annonces d'emploi situées ailleurs. L'an dernier, une étude menée par Cadremploi avait affirmé que chez les cadres franciliens, ce désir de partir était encore plus présent que dans les autres catégories de la population. Selon ce sondage, pas moins de 84 % des cadres d'Île-de-France avait envie de changer de lieu de vie.

La galère pour prendre un transport en commun un jour de grève sur le réseau francilien.
La galère pour prendre un transport en commun un jour de grève sur le réseau francilien. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)