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Le mécénat de compétences en vedette à La Défense

Mercredi et jeudi se tient dans le quartier de La Défense le "Marathon pro bono", une opération destinée à mettre en lumière le mécenat de compétences.

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Séance de travail collective (illustration).
Séance de travail collective (illustration). (GETTY IMAGES)

Il sera question du mécenat de compétences au  Marathon pro bono à La Défense à Paris, mercredi 14 et jeudi 15 novembre. C'est une formule qui se développe beaucoup ces dernières années. Quelque 24 000 entreprises le pratiquent.

Imaginez : vous êtes juriste, dans votre vie de tous les jours, vous mettez vos compétences au service de votre employeur. Voilà que celui-ci vous propose, en maintenant votre salaire, de mettre votre expertise de juriste au service d'une association humanitaire qui n'a pas les moyens de se payer un professionnel comme vous et qui pourtant en a besoin. Quelques jours par an, par exemple. C'est ça, le mécenat de compétences.

Le Pro Bono Lab, qui promeut cette pratique, organise une grande opération. ces prochains jours. Plus de 200 salariés de onze entreprises différentes vont donner de leur temps pour 20 associations. Par exemple, une association qui valorise les déchets ou une autre qui organise des ateliers pour les enfants dans les hôpitaux. L'originalité, c'est que ces salariés bénévoles vont faire leur métier de tous les jours – finances, RH, marketing, communication par exemple – mais au service de ces associations.

Des expériences qui nourrissent les compétences

Un exemple, Madeleine Post. Elle est manager chez Enea, une entreprise spécialisée dans la transition énergétique. Elle a passé trois semaines en Zambie pour aider une société qui apportait l'éclairage solaire aux plus pauvres : "On a conduit une étude de marché sur le terrain, en Zambie, en allant recueillir de la donnée sur la capacité à payer des clients, sur leurs besoins, sur leurs usages."

Pour Madeleine Post, c'est du gagnant-gagnant : "Par le biais du mécénat de compétences, on développe des compétences qui nous sont utiles dans le cadre de nos projets facturés et a contrario, on met en œuvre dans ces missions de mécénat des compétences de conseil qu'on a acquises dans le cadre de nos missions facturées. Donc il y a des synergies très fortes entre les deux."

L'entreprise peut déduire de ses impôts 60% des salaires qu'elle paie dans le cadre du mécénat de compétences. Et ça peut lui permettre de recruter les meilleurs. Madeleine Post : "C'est un des éléments qui nous permettent d'attirer des talents, des profils d'excellence parce que ça correspond à l'engagement et à la recherche de sens, qui est quelque chose qu'on voit beaucoup chez les générations qui arrivent sur le marché du travail depuis cinq à dix ans."

Séance de travail collective (illustration).
Séance de travail collective (illustration). (GETTY IMAGES)