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Intelligence artificielle au travail : l'essayer c'est l'adopter

Comment l'intelligence artificielle va-t-elle changer notre vie quotidienne au travail ? Apparemment plutôt dans le bon sens, avec moins de pénibilité, et un travail plus intéressant. Ceux qui l'expérimentent déjà s'en félicitent, selon une étude publiée jeudi 21 juin.

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Robot industriel pendant une démonstration concernant la robotique et intelligence artificielle en 2017. 
Robot industriel pendant une démonstration concernant la robotique et intelligence artificielle en 2017.  (PHILIPPE CL?MENT / BELGA MAG)

L'intelligence artificielle est déjà parmi nous. Plus d'une personne active sur cinq travaille dans une organisation, un service public ou une entreprise privée, où elle est utilisée. Le service public est d'ailleurs en avance par rapport au privé. C'est l'une des surprises de cette étude menée par le Boston consulting group, un cabinet de conseil, et Ipsos. Mais ce n'est pas la seule.

Huit travailleurs sur dix pensent que c'est positif

On a cherché à savoir, dans sept pays dont la France, comment vivaient les travailleurs qui "collaborent" déjà avec l'intelligence artificielle. Et là, c'est l'enthousiasme. Huit sur dix pensent que cela aura un impact positif sur leur organisation. Mieux, à titre personnel, les trois quarts estiment que l'intelligence artificielle a des conséquences positives sur leur bien être au travail et sur leur développement professionnel. Pour Sylvain Duranton, directeur monde de BCG Gamma, l'essayer c'est l'adopter : "Il faut en effet le voir pour le croire, les gens qui l'essayent l'adoptent et sont beaucoup plus positifs que ceux qui ne l'ont pas encore adoptée".

Quelques réticences tout de même 

Alors il y a des craintes, quand même. Peur d'une plus grande surveillance du travail. Peur qu'il y a des pertes d'emploi. Crainte d'une déshumanisation du travail.
Mais l'étude dit que ces réticences sont beaucoup dues au manque de pédagogie dans les entreprises. "Un tiers des actifs ont eu une discussion avec leurs managers, leur hiérarchie sur le déploiement de l'IA, et donc cette étude c'est un peu un appel aux directions générales des entreprises pour dire allez-y, vos équipes sont prêtes, en revanche il faut dialoguer, éduquer, parce que ce travail de pédagogie n'est pas fait", ajoute Sylvain Duranton.

La France le pays le plus inquiet face à l'arrive de l'IA

Tous les pays ne réagissent pas de la même façon face à l'arrivée de l'intelligence artificielle. Et la France est même le pays le plus inquiet. Les deux-tiers des actifs ont un sentiment négatif. Mais, explique l'étude, c'est tout simplement parce que les Français sont moins exposés que les autres à l'intelligence artificielle. Des sept pays étudiés nous sommes, avec l'Allemagne, celui où ce phénomène est le moins implanté. Tout l'inverse de la Chine. Selon cette étude au quotidien "les actifs chinois sont plus exposés à l'IA que les actifs européens ou nord-américains. Trente pour cent des actifs chinois déclarent utiliser l'intelligence artificielle dans leur travail, c'est la moitié en France ou en Allemagne."

Et parmi les bénéfices cités par ceux qui l'ont adoptée il y a - c'est assez inattendu - l'égalité hommes-femmes. L'intelligence artificielle apporterait plus d'objectivité dans le recrutement, dans les promotions. Et donc moins de sexisme.

Robot industriel pendant une démonstration concernant la robotique et intelligence artificielle en 2017. 
Robot industriel pendant une démonstration concernant la robotique et intelligence artificielle en 2017.  (PHILIPPE CL?MENT / BELGA MAG)