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Ils ont changé de vie. Gwendoline, de responsable marketing à agricultrice en culture bio

Cet été, nous nous intéressons à des parcours de salariés qui ont changé de vie. Vendredi, Gwendoline, qui travaillait dans le marketing, n'a pas hésité à acheter dix hectares de terrain et s'est lancée dans le maraîchage bio.

Agriculture bio.
Agriculture bio. (AURÉLIE LAGAIN / FRANCE-BLEU BREIZH IZEL)
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Responsable marketing, même si c'est pour une bonne cause, le logement social, cela ne suffisait pas à Gwendoline :"Je ne construisais rien en fait, je n’avais pas l’impression que ce que je faisais servait à quelque chose dans la société. J’avais l’impression que je pouvais faire plus que ça."

D'autant que des questions comme le réchauffement climatique, le développement durable, les circuits courts, tout cela est important pour elle. Avec son mari, ils commencent par quitter Paris pour s'installer au Havre. Un début. Puis ils partent pour un mini tour du monde. Rencontrent des agriculteurs. Ça leur donne des idées. Et, de retour en France, ils se lancent sans trop savoir où ils vont : "On a commencé nos formations agricoles en septembre parce qu’il se trouvait il y avait une formation qui s’ouvrait à ce moment-là. On s’est dit 'oui pourquoi pas, de toute façon c’est toujours intéressant d’apprendre des choses'. Donc on a commencé une formation et en fait ça nous a bien plu, on a fait des stages qui nous ont confirmé que c’était ce qu’on avait envie de faire. Ensuite on a cherché du foncier et on s’est installés. Tout s’est enchaîné très vite."

Pas de gros investissement

Pas plus difficile que ça. Ils vont se lancer dans le maraîchage, les oeufs et les fruits. Toujours en Normandie. Se lancer en couple a des avantages : "C’était très bien en fait qu’on ait deux formations différentes parce que ça nous a permis d’être complémentaire sur pas mal de sujets." Et le soir, ils continuent à se former mutuellement : "Quand on a été en stage, à la fin de la journée, on partageait ce qu'on avait appris tous les deux et on construisait petit à petit notre projet." Il reste à trouver un terrain. Dix hectares, un corps de ferme et plusieurs bâtiments. Ça se trouve : "Sur Le Bon Coin !"  200 000 euros pour l'achat, 80 000 euros pour les travaux : "C’est un secteur de l’agriculture qui est encore accessible financièrement parlant, il n'y a pas de gros investissement."

Reste à apprendre le nouveau métier d'agriculteur, mais Gwendoline et son mari se soutiennent l'un l'autre : "C’est super parce qu’on est au grand air, on est tous les deux gérants de la société, on fait nos choix, mais après c’est très dur aussi parce que c’est physique, c’est une grosse charge mentale. Mais quand on fait la balance on est quand même plutôt satisfaits de notre choix." Gwendoline dit qu'elle "réinvente la poule tous les jours".

Une vie "beaucoup plus riche"

Au bout de deux ans, ils continuent à apprendre. Des journées de 12 heures l'été. La vie de cadres parisiens est bien loin : "On avait une petite appréhension en tant qu’ancien citadins, on craignait de s’installer à la campagne et en fait on a découvert que la vie était beaucoup plus riche à la campagne qu'à la ville parce qu’il n’y a pas cet anonymat."




Agriculture bio.
Agriculture bio. (AURÉLIE LAGAIN / FRANCE-BLEU BREIZH IZEL)