Emploi : depuis mars 2022, plus de 300 000 personnes ont intégré le Contrat d'engagement jeune

C'est un contrat réservé aux jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Il remplace la Garantie jeunes et a été lancé il y a un an.
Article rédigé par France Info, Philippe Duport
Radio France
Publié
Temps de lecture : 3 min
Une poignée de mains après la signature d'un Contrat engagement jeune. (SEBASTIEN JARRY / MAXPPP)

Le Contrat d'engagement jeune : c'est un contrat réservé aux jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Il remplace la Garantie jeunes et a été lancé il y a un an. Son bilan est plutôt bon : depuis son lancement en mars 2022, plus de 300 000 personnes ont intégré le Contrat d'engagement jeune. 

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C'est un contrat, qui s'adresse aux 16-25 ans qui sont éloignés de l'emploi - l'âge peut être repoussé à 29 ans pour les jeunes en situation de handicap -, est un engagement mutuel. L'État verse un pécule mensuel. Revalorisé au 1er avril, il peut atteindre 530 euros. Et le jeune s'engage, lui, à effectuer de quinze à vingt heures d'activité par semaine au sein d'une Mission locale ou de Pôle emploi – auparavant, seules les Missions locales étaient impliquées dans ce dispositif. Il peut s'agir de formations, d'immersions en entreprise ou d'ateliers de recherche d'emploi.

300 000 "décrocheurs" inscrits 

L'Inspection générale des affaires sociales (Igas), vient de tirer un bilan "loin d'être négatif" mais "contrasté". Plutôt positif, donc, parce que le rapport dit que la moyenne d'activité des jeunes était supérieure au plancher de quinze heures. Mais attention, 40% des bénéficiaires n'atteignent pas ce seuil. Quant aux entretiens hebdomadaires, qui sont eux aussi obligatoires, ils ne sont menés que dans moins d'un cas sur deux.

Néanmoins, l'Igas reconnaît qu'il est difficile de tirer des conclusions tant sur le terrain les pratiques sont différentes. Mais si on s'intéresse à l'accession à l'emploi, les chiffres sont plutôt positifs, d'après les chiffres communiqués il y a quelques jours par le gouvernement, parmi la première cohorte du contrat d'engagement jeune, ceux qui ont signé un contrat à son lancement, en mars 2022, les trois quarts, 76%, ont accédé à un emploi dans les neuf mois suivant leur entrée. 63% d'entre eux ont décroché un contrat de plus d'un mois et 43% un emploi durable... Ce qui peut parfois signifier simplement un CDD de six mois. À relativiser, donc.

Le nombre de jeunes inscrits est en tout cas en ligne avec les prévisions. Jean Castex, alors Premier ministre, avait fixé comme objectif 400 000 "décrocheurs" inscrits à un contrat d'engagement jeune. Un chiffre révisé à la baisse peu après. On était finalement en début d'année à un peu plus de 300 000 jeunes engagés dans ces parcours qui peuvent durer de six à 12 mois, et même parfois 18 mois dans certaines situations, accompagnés par un conseiller d'insertion.

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