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De plus en plus de jeunes profitent du visa vacances-travail

De nombreux jeunes profitent du "permis vacances-travail" et l'Australie est de loin en tête de leurs destinations favorites.

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Une fils d\'attente avant d\'embarquer à bord d\'un avion.
Une fils d'attente avant d'embarquer à bord d'un avion. (NOEL CELIS / AFP)

Ils sont de plus en plus nombreux à avoir flairé le bon filon. L'an dernier, 47 000 Français sont partis travailler à l'étranger grâce au Permis vacances-travail, le fameux PVT, selon les toutes dernières statistiques que vient de fournir le ministère des Affaires étrangères.

C'est 4 000 de plus que l'année précédente. Près de 10% d'augmentation en un an, c'est spectaculaire ! Il faut dire que la formule permet, quand on a moins de trente ans, de travailler en toute légalité, sans visa de travail souvent très difficile à obtenir, dans un pays pendant un ou deux ans, d'y alterner des périodes de travail et de voyage. Cette formule magique s'étend chaque année à de nouveaux pays. Parmi les derniers en date : le Brésil, Taïwan et bientôt le Pérou, la Malaisie et le Guatemala. Sans oublier le Canada, bien sûr, pionnier de cette formule, ou le Japon, quatrième destination la plus prisée par les "pévétistes", les adeptes du PVT.

En haut du classement, de très loin, l'Australie

Plus de 25 000 Français sont partis au bout du monde dans le cadre de cette formule. L'écrasante domination du pays des kangourous devrait s'accentuer encore dans les années qui viennent : non seulement l'Australie est l'un des rares pays qui n'imposent pas de quotas pour les PVT – les permis sont accordés sans limite de nombre – mais l'âge maximum pour en profiter va être repoussé pour passer à 35 ans et enfin la durée du permis va s'allonger, pour atteindre les trois ans. Bref, les portes de l'Australie sont grand ouvertes. Au point que les jeunes étrangers sont devenus indispensables à l'économie du pays. Quelque 150 000 jeunes de toutes les nationalités débarquent chaque année pour y travailler et y passer des vacances. Ce qui rapporterait plus de deux milliards d'euros au pays.

Les secteurs touristiques et agricoles ne peuvent plus se passer de cette main-d'oeuvre souple. Agricole, parce que pour que son PVT soit renouvelé d'un an, en Australie il faut travailler au moins trois mois en zone rurale dans les fermes, les mines ou la construction. Dans des conditions pas toujours faciles : les fermiers savent que les jeunes ont besoin de faire leurs jours de travail pour que leur permis soit renouvelé, ils sont en position de force. Mais les salaires sont bons, de 12 à 24 euros de l'heure, même si le coût de la vie est élevé.
Et pour découvrir la grande barrière de corail, se forger un niveau en anglais irréprochable et muscler son CV, beaucoup sont prêts à faire des sacrifices.

Une fils d\'attente avant d\'embarquer à bord d\'un avion.
Une fils d'attente avant d'embarquer à bord d'un avion. (NOEL CELIS / AFP)