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Covid-19 : entre 200 et 300 accords de télétravail en train d'être négociés

À partir de lundi, dans les zones où le virus circule le plus activement, le télétravail "doit être favorisé autant que possible", ainsi que l'a annoncé Olivier Véran, le ministre de la Santé. 

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Une salariée en télétravail à son domicile.
Une salariée en télétravail à son domicile. (CLAIRE LEYS / FRANCE-BLEU DRÔME-ARDÈCHE)

Ce sont en tout entre deux cents et trois cents accords de télétravail qui sont actuellement en pleine négociation. Un chiffre avancé par Benoît Serre, vice-président de l'ANDRH, l'association des directeurs de ressources humaines, qui suit de très près ce dossier. Deux cents ou trois cents accords, c'est un nombre considérable de salariés concernés : on parle d'entreprises comme Danone, Schneider Electric, le groupe Avril, la MGEN, l'Apec ou Framatome. Mais les PME ne sont pas en reste. Un consultant spécialisé dans la mise en place du télétravail, Xavier de Mazenod, nous expliquait que lors d'une réunion qui regroupait dix PME dans l'Orne, pas moins de six entreprises étaient en train de négocier un accord ou une charte sur le télétravail.


Il s'agit la plupart du temps d'étendre et de pérenniser ce qui existe déjà. Selon Benoît Serre, ceux qui avaient des accords qui prévoyaient un jour ou un jour et demi par semaine sont en train de passer à deux jours et demi ou trois jours. Il est aussi question d'étendre le télétravail à des métiers qui n'étaient pas concernés.

L'occasion d'améliorer le management

Cela prend du temps parce que les négociations ne portent pas seulement sur le nombre de jours. Les entreprises en profitent pour revoir de fond en comble leur modèle de management, leur organisation et leur système de reporting. Une révolution culturelle est en marche. Et puis il y a aussi des questions de sous. Selon Benoît Serre, les entreprises versent aujourd'hui entre trois euros et 80 euros par mois pour compenser les frais engagés par les salariés. Un point inquiète particulièrement les syndicats : ce sont les conditions de travail à domicile. Siège ergonomique, écran large, voire double écran. Tout cela se négocie pied à pied. Autre champ de négociation : le lieu où s'exerce le télétravail. Avec une tendance : certaines entreprises incitent leurs salariés à travailler dans des "tiers lieux", à mi-chemin entre le siège et le domicile, histoire de résoudre les problèmes de sécurité informatique.

Une salariée en télétravail à son domicile.
Une salariée en télétravail à son domicile. (CLAIRE LEYS / FRANCE-BLEU DRÔME-ARDÈCHE)