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C'est mon boulot. Plus d'un tiers des emplois automatisés en 2030

Plus d'un tiers des emplois risquent d'échapper à l'intervention humaine à l'horizon 2030. C'est la conclusion d'une très vaste étude menée par le cabinet de conseil PWC.

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franceinfoPhilippe DuportRadio France

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Des robots dans une usine d\'assemblage d\'automobiles.
Des robots dans une usine d'assemblage d'automobiles. (RONNY HARTMANN / AFP)

Plus d'un tiers des emplois risquent de disparaître à l'horizon 2030. C'est la conclusion d'une très vaste étude menée par le cabinet de conseil PWC dans 29 pays et auprès de 200 000 travailleurs. Une révolution qui devrait nous toucher en plusieurs vagues. C'est emplois seraient automatisés, c'est à dire en clair qu'ils ne seraient plus tenus par un être humain. Pour autant, PWC l'affirme : "L'automatisation ne conduira pas à un chômage de masse, pas plus que cela ne s'est produit depuis les débuts de la révolution numérique, il y a plusieurs décennies." On respire. Mais il faut tout de même s'attendre à de grands changements.

Une transformation en trois vagues

Première étape de cette révolution, "la vague des algorithmes". Elle a d'ailleurs déjà commencé à déferler. C'est ce qui permet notamment de remplacer un humain dans la banque, pour calculer une ligne de crédit. Elle devrait toucher pleinement le marché du travail en 2020. Deuxième vague, celle que PWC appelle la "vague d'augmentation". Avec elle, les drones vont se répandre un peu partout, les robots dans les entrepôts, les véhicules semi-autonomes. Elle nous touchera un peu plus tard, au milieu des années 2020. La dernière vague, celle de l'autonomie, est pour 2030. C'est celle de l'intelligence artificielle, qui analysera une foule de données, fera des choix et engagera des actions. Les véhicules autonomes se déploieront un peu partout.

Des secteurs plus ou moins impactés

Les emplois dans le transport et le stockage seront particulièrement touchés. Là, l'étude PWC prévoit un niveau d'automatisation de plus de 50%. Un employé sur deux de ce secteur pourrait perdre son travail, du moins tel qu'il existe aujourd'hui. Les services financiers seront aussi très exposés, sous la pression des algorithmes. D'une manière générale, les employés dont le niveau d'étude est le moins élevé, notamment les employées femmes, seront les premiers impactés. Alors que dans les fonctions d'encadrement, on aura toujours besoin d'appliquer une réflexion humaine, de concevoir et de superviser des systèmes qui vont reposer sur l'intelligence artificielle.

Des transferts d'emplois 

De nombreuses études ont annoncé le pire ces derniers mois en matière d'emploi et d'automatisation. Ainsi, le cabinet MacKinsey annonçait il y a quelques semaines que 800 millions d'emplois allaient disparaître d'ici à 2030, remplacés par l'automatisation et les robots. Éclaircie dans ce ciel gris : l'Institut du futur, un think tank californien, a annoncé de son côté que 85% des emplois de 2030 n'existent pas encore. Il y aura donc des transferts d'emplois vers d'autres. D'où l'importance cruciale de se former tout au long de sa carrière.

Des robots dans une usine d\'assemblage d\'automobiles.
Des robots dans une usine d'assemblage d'automobiles. (RONNY HARTMANN / AFP)