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C'est mon boulot. Coup d'accélérateur sur le covoiturage domicile-travail

Le covoiturage devrait tenir une place de choix dans les "Assises de la mobilité" qui débutent ce mardi. Elles devraient déboucher sur un projet de loi en début d'année prochaine. Pour repenser totalement nos moyens de déplacement. Le covoiturage devrait y tenir une place de choix.

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Panneau de signalisation indiquant une zone de covoiturage.
Panneau de signalisation indiquant une zone de covoiturage. (GARO / PHANIE)

C'est ce mardi 19 septembre que sont lancées les "Assises de la mobilité". Elles devraient déboucher sur un projet de loi en début d'année prochaine. Pour repenser totalement nos moyens de déplacement. Le covoiturage devrait y tenir une place de choix.

Le lancement de cette grande réflexion qui durera trois mois coïncide avec l'arrivée fracassante en Ile-de-France du mastodonte du covoiturage en Ile-de-France. Blablacar, numéro un mondial – et français ! – 45 millions d'utilisateurs dans 22 pays débarque sur le court-voiturage, le covoiturage domicile-travail dans la région capitale. L'Ile-de-France, c'est 1 230 000 déplacements quotidiens en voiture. 43 % des Franciliens vont au travail en voiture. Presque toujours tout seuls. Les conducteurs entrent leur trajet quotidien dans l'appli. Ils créent ainsi une "ligne de covoiturage". Comme une ligne de bus. Les passagers peuvent prendre cette ligne. Ils peuvent faire le trajet avec un conducteur le matin et un autre le soir. Pour les passagers, ça coûtera deux euros pour 30 kilomètres. Et 10 centimes par kilomètre supplémentaire. Pour l'instant Blablacar ne prend pas de commission.

Blablacar n'est pas tout seul sur ce marché

Une petite dizaine de start-up proposent ce type de service. Et depuis hier Vianavigo, financé par le Conseil régional d'Ile-de-France et les collectivés locales, propose un moteur de recherche qui intègre tous ces services de covoiturage. Le conseil régional va d'ailleurs verser deux euros par usager pendant trois mois. La ville de Paris veut aussi créer des aires de rencontre. Et des places moins chères dans les parkings privés.


Sans attendre les pouvoirs publics, certaines entreprises se sont déjà lancées. Depuis lundi, les 50 000 salariés du groupe Aéroports de Paris et de plusieurs grandes entreprises qui ont des activités à Roissy peuvent profiter d'une nouvelle appli de covoiturage. Tout est gratuit. Idem pour les 13 000 salariés du ministère de l'Economie et des Finances à Bercy. Selon Karos, une start up qui développe le covoiturage dans les entreprises, on peut économiser autour de 100 euros par mois en adoptant cette solution tous les jours.

En bref

Polémique sur les indemnités légales de licenciement. Le gouvernement a annoncé qu'elles seraient augmentées de 25 %. Elles passeront donc à un quart de mois de salaire par année de présence. Mais cette augmentation ne concerne que les dix premières années d'ancienneté dans l'entreprise. Au-delà, les indemnités légales seront beaucoup moins augmentées. La hausse sera en effet dégressive en fonction des années de présence. Une surprise qui fait beaucoup réagir les syndicats, alors que les ordonnances doivent être adoptées vendredi en Conseil des ministres.

Panneau de signalisation indiquant une zone de covoiturage.
Panneau de signalisation indiquant une zone de covoiturage. (GARO / PHANIE)