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C'est mon boulot. Pollution : le covoiturage domicile-travail se développe

Plusieurs start-up partent à la conquête du marché du covoiturage, alors que 13,5 millions d’automobilistes prennent seuls quotidiennement leur véhicule pour aller travailler.

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Dans six mois, le 1er janvier prochain, les entreprises de plus de 100 salariés devront avoir établi leur \"plan de mobilité\".
Dans six mois, le 1er janvier prochain, les entreprises de plus de 100 salariés devront avoir établi leur "plan de mobilité". (PHILIPPE DESMAZES / AFP)
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Malgré la pollution, 13,5 millions d'automobilistes prennent chaque jour leur voiture pour aller au travail. Seuls la plupart du temps. Cela pourrait changer : le covoiturage entre le domicile et le travail est en train de se développer et plusieurs start-up entendent bien faire décoller cette pratique.

Dix centimes d'euros par kilomètre

Première d'entre elles, Karos, qui vient de frapper un grand coup et compte bien convertir au covoiturage les 13 000 employés du ministère des Finances, répartis sur quatre sites, à Paris, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. Karos a conçu une plateforme de réservation propre à Bercy, sur laquelle chaque agent peut réserver un trajet ou proposer à d'autres de leur faire profiter de sa voiture. Le conducteur est récompensé : il touche 10 centimes d'euros par kilomètre. Pour les passagers qui ont le pass Navigo, c'est même gratuit. Bilan de l'expérience dans un an... La start-up française, qui se dit spécialiste du "court voiturage", n'en est pas à son coup d'essai. Parmi ses clients figurent notamment Total, Roche et Accor.

Blablacar et ses 45 millions d'utilisateurs

Une autre start up s'est lancé sur ce marché, et c'est un poids lourd : Blablacar, le géant du covoiturage, fort de 45 millions d'utilisateurs, dont douze millions en France, s'attaque à son tour aux trajets domicile-travail. Avec pour stratégie d'ouvrir des "lignes", comme des lignes de transport en commun, avec des points de rencontre prédéfinis, comme des stations. Blablacar veut ne pas faire dévier les conducteurs d'un kilomètre : les passagers se greffent sur les trajets existants. L'expérience a débuté entre Reims et Chalons-en-Champagne et entre Toulouse et Montauban. Elle sera étendue à dix nouveaux axes à l'automne et étendue à toute la France l'an prochain. Troisième initiative, celle de Wayzup... Une start up qui compte quand même parmi ses clients La Poste, Carrefour et Renault. Elle offre tout l'été les trajets aux covoitureurs. C'est elle qui paye les conducteurs qui prennent des passagers, histoire de faire découvrir les avantages de la formule au plus grand nombre.

Bientôt une indemnité kilométrique covoiturage ?

Pourquoi une telle ébullition ? Dans six mois, le 1er janvier prochain, les entreprises de plus de 100 salariés devront avoir établi leur "plan de mobilité". Objectif : améliorer les déplacements des salariés, encourager les transports en commun... et le recours au covoiturage. Les start-up qui proposent des solutions de covoiturage militent pour une "indemnité kilomètrique covoiturage". Les entreprises aideraient financièrement leurs salariés qui le pratiquent et en retour elles ne paieraient pas de charge sociale. Cela existe déjà pour le vélo. La mesure pourrait booster ce court voiturage... et l'activité des jeunes pousses qui l'organisent.

En bref...

De plus en plus de cadres ont l'intention de changer de poste : c'est qui ressort d'une étude de l'Apec publiée ce matin : plus des deux-tiers des cadres envisagent une mobilité professionnelle dans les trois ans à venir. C'est 4 points de plus que l'an dernier.

Dans six mois, le 1er janvier prochain, les entreprises de plus de 100 salariés devront avoir établi leur \"plan de mobilité\".
Dans six mois, le 1er janvier prochain, les entreprises de plus de 100 salariés devront avoir établi leur "plan de mobilité". (PHILIPPE DESMAZES / AFP)