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C'est mon argent. Louer son logement sur Airbnb, est-ce encore rentable ?

La location d'un appartement sur les plateformes de type Airbnb est de plus en plus encadrée par la loi. Les amendes peuvent être sévères en cas de non respect des règles.

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Logo \"Airbnb\".
Logo "Airbnb". (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

La location saisonnière de courte durée est-elle encore intéressante pour les propriétaires d'appartements ? C'est une pratique très en vogue, mais est-ce vraiment rentable ?

Louer son logement sur des plateformes de type Airbnb, mais aussi HomeAway ou MorningCroissant, par exemple, est devenu de plus en plus compliqué. C’est de plus en plus encadré par la loi. Et ces nouvelles règles découragent beaucoup de bailleurs en location saisonnière. C’est bien le but recherché. Mais ça reste toujours intéressant de louer sa résidence principale quelques semaines par an. Ça apporte un bon petit complément de revenu.

La barrière des 120 nuits par an

Dès que le seuil de 120 nuits par an est dépassé, on considère qu’il s’agit d’une résidence secondaire louée comme hébergement de tourisme. Pour les villes de plus de 200 000 habitants et les communes limitrophes de la capitale : il faut d’abord regarder s’il faut s’immatriculer ou s’enregistrer auprès de la mairie. En plus, les mairies peuvent exiger une autorisation de changement d’usage. Vous passez alors d’un statut d’habitation à celui de local commercial. C’est encore plus compliqué si vous êtes à Paris, dans l’hyper-centre de Lyon ou à Bordeaux. Là vous devez en plus respecter des règles de compensation.


Concrètement, ça veut dire qu’un mètre carré de logement transformé en meublé touristique doit être compensé par la transformation d’un mètre carré de commerce en habitation. La règle est même parfois de deux pour un, dans certains arrondissements du centre et de l’ouest de Paris. Et le problème est que l’opération de compensation coûte cher.

Amendes sévères si on ne respecte pas les règles

Les amendes sont lourdes si on ne respecte pas les régles. 50 000 euros par logement et une astreinte d’un montant maximal de 1 000 euros par jour et par mètre carré jusqu’à régularisation. En bref, c’est quasiment impossible de louer en Airbnb à l’année à Paris. En revanche, c’est vrai que ça peut être une option rentable dans des villes comme Marseille ou Nice. La demande pour de la location meublée de courte durée y est importante et pas seulement saisonnière.

Dans les petites villes : pas toujours rentable

Il faut bien réfléchir et ne pas raisonner en imaginant qu’une location de courte durée vous permettra d’avoir un locataire 365 jours par an. Le plus souvent, les touristes ne recherchent les petites villes que quelques mois dans l’année. Souvent, il sera plus rentable de choisir la location classique ou une location meublée de longue durée.

Logo \"Airbnb\".
Logo "Airbnb". (LIONEL BONAVENTURE / AFP)