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C'est ma santé. Le port du masque : "Les réunions familiales sont une source de cas groupés"

Dans notre rendez-vous santé aujourd'hui, un rappel sur l'importance de bien porter le masque pour éviter d'attraper et de transmettre le Covid-19. Trop de gens portent encore leur masque sous le nez.

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La pandémie de coronavirus Covid-19 a marqué l\'année 2020. Ci-contre un panneau rappelant le port du masque obligatoire à la faculté de médecine de Lille, le 7 septembre. Photo d\'illustration.
La pandémie de coronavirus Covid-19 a marqué l'année 2020. Ci-contre un panneau rappelant le port du masque obligatoire à la faculté de médecine de Lille, le 7 septembre. Photo d'illustration. (IP3 PRESS / MAXPPP)

Nous sommes en plein confinement, et le but, c'est de limiter la circulation du virus du Covid-19, mais il faut aussi bien respecter les gestes barrières. Or, on voit de plus en plus de personnes qui portent le masque sous le nez. 

On sait maintenant que le principal vecteur du virus, ce sont les aérosols, ces particules invisibles qui sortent de la bouche, mais aussi du nez, qui restent en suspension dans l'air. Les précisions de Jean-Paul Hamon, médecin généraliste près de Paris, et président d'honneur de la fédération des médecins de France.

franceinfo : Ces aérosols vecteurs du virus sont responsables d'au moins 70% des contaminations, alors, c'est important de bien se couvrir tout le visage avec le masque ? 

Jean-Paul Hamon : Oui, absolument. Il y a les aérosols, il y a les gouttelettes, les gouttelettes qui font que, justement, les restaurants ont trinqué pour la fermeture. Parce que quand vous êtes dans un restaurant et que vous êtes à moins d'un mètre d'une personne, vous pouvez contaminer le verre de votre voisin.

Et ce sont des gouttelettes qui ne se voient pas comme des gros postillons. Ça peut être des petites gouttelettes qui tombent tranquillement dans le verre de votre voisin, et lui se contamine. Rajoutez à cela le phénomène des aérosols, des particules beaucoup plus fines qui peuvent rester en suspension dans l'air, contaminer les surfaces contact, on voit bien l'importance qu'il peut y avoir à mettre son masque correctement. 

Donc, on le positionne bien et on n'y touche plus. On le pince au-dessus du nez justement ?

Alors on n'y touche plus, ce n'est pas facile de ne pas y toucher, mais seulement quand on y touche, et bien il faut penser à se relaver les mains, parce que quand vous y touchez, vous vous recontaminez.

Le port du masque, c'est capital, et pour bien faire, il faudrait même le porter tout le temps à la maison, notamment quand on reçoit ? 

En tout cas, c'est capital de le porter quand on reçoit des amis ou même quand on reçoit la famille qui fréquente d'autres personnes. Et moi, j'ai constaté dans mon cabinet que les cas groupés que j'ai vus cette semaine, c'étaient deux familles qui ont mangé à quatre. Il y a une personne qui s'était contaminée lors d'une réunion. Elle est revenue et elle a contaminé les trois autres personnes de sa famille.

Et donc, il est capital que quand on mange, on respecte les mesures barrières, la distanciation. Et puis, dès qu'on est un peu près les uns des autres, on n'hésite pas à remettre le masque. Donc, les réunions familiales sont une source de cas groupés, et on ne doit pas baisser la garde quand on rentre chez soi.

La pandémie de coronavirus Covid-19 a marqué l\'année 2020. Ci-contre un panneau rappelant le port du masque obligatoire à la faculté de médecine de Lille, le 7 septembre. Photo d\'illustration.
La pandémie de coronavirus Covid-19 a marqué l'année 2020. Ci-contre un panneau rappelant le port du masque obligatoire à la faculté de médecine de Lille, le 7 septembre. Photo d'illustration. (IP3 PRESS / MAXPPP)