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Titanic Sarko

A première vue, c’est l’allégorie maritime qui sied le mieux à la défaite de Sarkozy car son naufrage rappelle un peu celui du Titanic il y a un siècle.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
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Franceinfo (Franceinfo)

Le navire UMP,
exposé à la foule dans les chantiers de la Concorde et du Trocadéro avait fière
allure. Rutilant. Imposant. Certains le croyaient même insubmersible.

Le commandant de
bord était un loup de mer. Meilleur marin de sa génération. Très apprécié des
passagers de première classe. Mais aussi respecté par l’équipage car il
excellait à tenir la barre dans les tempêtes, surtout comparé à certain "capitaine de pédalo" qui lui faisait concurrence.

Bref, tout était
prêt, calculé, minuté pour une traversée rapide et triomphante de cet océan
fascinant qu’on nomme "suffrage universel". La suite du Titanic ,
on la connaît. L’iceberg, les canots de sauvetage et le Carpathia.

L’iceberg s’appelait
"désamour". En restant sans cesse sur la passerelle, en allumant
des passions inutiles, en inondant la cantonade de prises de paroles
quotidiennes sur tous les sujets, y compris les plus futiles, le commandant
Sarko a fendu la coque de son propre électorat, sous la ligne de flottaison,
moins par ses idées que par son style, d’ou ce désamour ravageur, irrationnel.
Bref, l’iceberg qu’il a lui même créé avant de le percuter.

Alors, à tribord
toutes ! Le quartier-maître Longuet lance à la mer les canots de sauvetage
bleus fabriqués par la société "Marine". Mais ils ne sont ni assez
nombreux ni assez accueillants pour sauver tout le monde.

Pour secourir les rescapés,
il faudra attendre l’autre navire électoral, le Carpathia. Il n’arrivera sur
zone que le 10 juin avec le premier tour des législatives. En attendant, le
Titanic a bel et bien coulé. On n’a pas fini de s’interroger sur la solidité du
navire et sur la responsabilité du capitaine.   

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