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De la Chine du Moyen Age à Proust

Cette semaine nos libraires nous proposent une sélection d'oeuvres éclectiques, des histoires de familles en particulier, à découvrir sans tarder !

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Monsieur Proust , de Céleste Albaret et Georges Belmont, aux éditions Robert Laffont

Céleste Albaret fut la gouvernante et l'unique confidente de Marcel Proust pendant les huit années où il écrivit son chef-d'oeuvre. Elle est d'ailleurs une des clefs du personnage de Françoise dans La Recherche . Jour après jour, elle assista dans sa vie, son travail et son long martyr, ce grand malade génial qui se tua volontairement à la tâche. Après la mort de Proust en 1922, elle a longtemps refusé de livrer ses souvenirs.
Puis, à quatre-vingt-deux ans, elle a décidé de rendre ce dernier devoir à celui qui lui disait : "Ce sont vos belles petites mains qui me fermeront les yeux. "

Dernier désir , d'Olivier Bordaçarre, aux éditions Fayard

"Bonjour. Excusez-moi de vous déranger, je viens juste me présenter. Je suis votre nouveau voisin. J'ai emménagé dans la maison, là-bas, au bout du chemin. Je m'appelle Martin.- Ah? Martin, vous dites? C'est drôle.- Oui, Vladimir Martin. Pourquoi ?- Eh bien. moi aussi, je m'appelle Martin !" Alors qu'ils ont fui la ville, Mina et Jonathan Martin voient se rompre leur isolement. Élégant, riche, spirituel, Vladimir Martin est le voisin idéal. Un peu trop généreux peut-être. Jonathan se méfie mais Mina n'y voit que du feu. Le nouveau venu ne leur veut-il que du bien ? Avec un art maîtrisé du suspens, Dernier désir interroge nos aspirations secrètes dans une société de bonheurs factices.


C'est quoi ce roman ?* , de Corinne Devillaire, aux éditions Thierry Marchaisse**

Loin de son fils Frédéric, qu'elle a toujours rejeté, Malou mène une vie luxueuse et calme avec son dernier mari, un virtuose de la chirurgie esthétique. Elle lui doit les multiples interventions qui ont soustrait son corps au temps. Frédéric a rompu tout contact avec sa mère depuis des années. Jusqu'au jour où il débarque chez elle à l'improviste, avec son épouse et leurs trois enfants. La réconciliation mère-fils n'aura pas lieu.
Bien au contraire. Cette brève visite, où vont se produire deux coups de foudre aux effets catastrophiques, ne fera qu'envenimer une situation familiale invraisemblable. Une mécanique littéraire grinçante de haute précision, en forme de puzzle à plusieurs voix, où la malédiction généalogique qui frappe toute une famille n'épargne personne, pas même le chien du petit dernier.

La Blancheur qu'on croyait éternelle , de Virginie Carton, aux éditions Stock

Mathilde aimerait bien devenir chocolatière mais elle est trop diplômée pour ça. Elle ne sort pas beaucoup et n'aime pas se déguiser. Ce qu'elle préfère, c'est regarder le concours de Miss France à la télé en mangeant des palets bretons trempés dans du lait. Quand elle avait sept ans, Mathilde a été traumatisée par la mort de Romy Schneider. A trente-quatre ans, elle pense encore à Julien, et Eléonore, sa meilleure amie, est décidée à lui trouver un bon parti.
Lucien est pédiatre, il aime les films avec Jean-Louis Trintignant, et Deauville. Il n'aime pas tellement danser. Ça remonte à son enfance, à l'époque des premières boums ratées. Chaque année, au Nouvel An, il envoie une carte de vœux à ses parents. À trente-cinq ans, il est célibataire. Il aimerait bien que ça change. Mais il n'est pas très à l'aise avec les SMS, alors c'est pas gagné. Mathilde et Lucien habitent le même immeuble mais ne le savent pas. Un jour, le nouveau voisin les invite à sa soirée déguisée. La Blancheur qu'on croyait éternelle est l'histoire de deux solitudes, deux sentimentaux perdus dans un monde plus vraiment sentimental.

La femme au carnet rouge , d'Antoine Laurain, aux éditions Flammarion

Un soir à Paris, une jeune femme se fait voler son sac à main. Laurent le découvre le lendemain, abandonné dans la rue, tout près de sa librairie. S'il ne contient plus de papiers d'identité, il recèle encore une foule d'objets qui livrent autant d'indices sur leur propriétaire : photos, notes, flacon de parfum. Désireux de la retrouver, l'homme s'improvise détective. À mesure qu'il déchiffre le carnet rouge contenant les pensées secrètes de Laure, le jeu de piste se mue en une quête amoureuse qui va bouleverser leurs vies.


Le lecteur de cadavres* , d'Antonio Garrido, aux éditions Grasset**

Inspiré d'un personnage réel, Le lecteur de cadavres nous plonge dans la Chine Impériale du XIIIe siècle et nous relate l'extraordinaire histoire de Ci Song, un jeune d'origine modeste, sur lequel, le destin semble s'acharner. Après la mort de ses parents, l'incendie de sa maison et l'arrestation de son frère, il est contraint de fuir son village avec sa petite soeur malade. Tels deux fugitifs, ils parcourent cette Chine ancestrale : un long et périlleux voyage qui les conduit à Lin'an, la capitale de l'Empire où il sera l'un des fossoyeurs des "Champs de la mort".
Son habileté à examiner les corps pour expliquer les causes d'un décès lui permet d'étudier, à la prestigieuse Académie Ming , la profession de lecteur de cadavres. Grâce à ses qualités inégalables, son formidable talent et son flair surprenant, il devient bientôt l'élève le plus brillant de l'école. L'écho de ses exploits arrive aux oreilles de l'empereur, qui le convoquera pour enquêter sur une série d'assassinats qui menace la paix impériale.
S'il réussit, il gagnera l'estime de l'Empereur et entrera au sein du Conseil du Châtiment , s'il échoue c'est la mort. C'est ainsi que Ci Song devint le premier médecin légiste de tous les temps. Roman d'amour, d'histoire, d'aventures et d'apprentissage, envoûtant et palpitant, il nous fait vivre dans le Moyen Age chinois grâce à sa reconstruction parfaitement documentée comprenant entre autres les techniques médicales pratiquées à l'époque.

À travers Céline, la littérature , d'Henri Godard, aux éditions Gallimard

"Céline est un grand écrivain, mais ce n'est pas un écrivain comme les autres. Il m'arrive aujourd'hui encore, en lisant un des "contre-Céline" qui se publient périodiquement, de me demander comment j'ai pu consacrer tant d'années à éditer et à explorer l'œuvre d'un auteur aussi controversé et, en effet, aussi problématique... "

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