"Blackbird" de James Keene et Hillel Levin

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"Blackbird de James Keene et Hillel Levin publié aux éditions Sonatine n'est pas un roman mais en a tous les atouts, en matière de narration. C'est l'histoire vraie d'un jeune dealer infiltré chez les tueurs en série. 

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Radio France
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La sélection de Gilbert Chevalier. (DANIEL GRIZELJ / DIGITAL VISION / GETTY IMAGES)

Blackbird de James Keene et Hillel Levin nous raconte comment un jeune dealer de l'Illinois condamné à 10 ans de prison au début des années 90 va tenter de faire parler un tueur en série, en échange de quoi la justice lui promet la liberté. C'est donc une histoire vraie : celle de James Keene. 

La mission de Keene sera de gagner l'amitié du tueur, de l'amener à se confesser et de réunir assez de preuves contre lui pour le faire tomber définitivement. Suspecté d'une vingtaine d'assassinats, le tueur, Larry Hall, a été condamné pour un seul d'entre eux et le procès en appel est très incertain. Keene accepte de relever le défi. Il est alors transféré à Springfield, dans l'unité psychiatrique de la prison de haute sécurité où se trouvent des criminels dangereux et où Hall est détenu.  

Au milieu des psychopathes, Keene va devoir gagner sa confiance pour lui faire avouer où il a caché les corps de ses victimes. Blackbird est donc ce récit de James Keene réalisé avec le journaliste Hillel Levin. Le tout  avec un sens très affirmé de l'intrigue et du suspense.

Le livre a déjà été adapté en série  

Il faut signaler qu’il s’agit d’une réédition, le livre a déjà été publié au début des années 2010 sous le titre Avec le diable. Blackbird se lit vraiment comme un roman. A ce titre, il rejoint aisément les grands romans qui se déroulent dans les prisons américaines, on pense notamment à GreenRiver (L'odeur de la haine) de Tim Willocks, et bien d’autres encore.

Blackbird pourrait également rejoindre la famille des grands romans de traque, et c’est aussi le deuxième intérêt du livre : on pénètre la psyché d’un tueur hors norme, à la fois apparemment inoffensif, attardé, boutonneux, mais aussi intelligent pour parvenir à ses fins : tuer des jeunes femmes.

Et on constate qu’au début des années 90, ce n'était pas évident de traquer un tueur en série sans les moyens techniques d’aujourd'hui, sans l'utilisation de l'ADN . Et sans l’investissement total de la police, peu sensibilisée dans les petites villes ou campagne à ces profils de tueurs en série. Et on ne peut que constater les errements incroyables de la police dans cette affaire. Tout cela rend ce récit passionnant. 

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