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Michel Galabru et la bataille des festivals

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Michel Galabru, toute en verve et en truculence, reprend au Théâtre Saint-Georges à Paris, "Les lettres de mon moulin", revisitées par Marcel Pagnol. Trois histoires qui ont pour point commun l'homme et ses défauts. Succès public et critique.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
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Après avoir lu la
correspondance de Raimu avec Pagnol, après avoir interprété la femme du
Boulanger, après avoir joué Tartarin de Tarascon, Michel Galabru continue son
exploration de la littérature du sud de la France presque comme une obsession. Galabru, c'est la nationale 7 sur patte, ou alors comme un souvenir d'enfance, lui
qui a grandi dans l'Hérault avec Raimu comme idole et presque unique référence
dans le monde artistique.

Aujourd'hui on aime la verve
et la truculence de Galabru
réalisant son rêve de vivre en permanence dans un
roman de Pagnol. Le comédien reprend au théâtre la version des Lettres de mon
moulin
qu'en a fait Marcel Pagnol. Trois histoires, Le curé de
Cucugnan
, L'élixir du Père Gaucher et Les trois messes basses . Toutes ont un
point commun : l'homme et ses défauts. Si le comédien a choisi la version des Lettres de mon moulin de l'auteur de La Gloire de mon père , c'est que celui-ci
en avait fait un film en 1954, dans lequel on retrouvait dans un petit rôle,
Michel Galabru. A l'époque pensionnaire de la Comédie Française, le comédien découvrait le cinéma, il ne s'est jamais vraiment remis de
sa rencontre avec Pagnol...

Difficile de résister à Michel Galabru qui savoure aujourd'hui son succès public et surtout critique.

Aujourd'hui reconnu et
consacré, Michel Galabru a longtemps été voué aux enfers en raison de ses très
nombreux films de série B dans lequel il s'est produit. Les années 70
sont pour Galabru un moment particulièrement compliqué, ou remarquable, tout
dépend de ce qu'on aime comme genre de long métrage, puisqu'on le retrouve dans
des films comme Le plumard en folie ou Les diplômés du dernier rang, et puis, il
est revenu en grâce, notamment avec le film Le juge et l'assassin de Bertrand
Tavernier pour lequel Galabru a reçu un César.

Récemment le magazine Télérama a sorti un hors-série en hommage à Louis de Funès, une publication
étonnante quand on sait ce que le magazine pensait des films de l'acteur
principal du Gendarme de Saint -Tropez. La
critique défend toujours les acteurs populaires quand ils ont disparu...

Les lettres de mon moulin de
Marcel Pagnol d'après Alphonse Daudet,
mis en scène  par Jean Galabru avec Nadine
Capri et Michel Galabru, c'est actuellement au Théâtre Saint-Georges à Paris.

 

En musique, ce week-end est celui qui comporte le plus de festivals. Une véritable guerre...

On peut parler de conflit
effectivement entre festivals, comment s'en sortir, quand vous devez faire face à
une telle concurrence ?

Les Eurockéenes de Belfort,
Main Square festival à Arras, Astropolis, le festival Beauregard, très
difficile de se faire une place et surtout de trouver une programmation
originale....D'ailleurs si vous arpentez les lieux de musique, de bière et de
brochettes, vous retrouverez souvent les mêmes noms. Ainsi Asaf Avidan et Olivia Ruiz, Wax Taylor
seront les plus présents, mais loin derrière Tryo, présent dans 25 festivals
différents.

La rentabilité n'encourage
pas forcement l'originalité,
alors pour se distinguer chacun rivalise
d'originalité et de tête d'affiche exclusive. Blur par exemple, pour leur unique concert
en France, hier c'était New Order au festival Beauregard qui se produisait pour
sa seule date en France et le Main Square se la joue français avec la seule date de l'été
pour ces petits jeunes.

Autre
batailles, les 18, 19, 20 juillet, avec comme protagonistes entre autres, les Francofolies
de La Rochelle
et Les vieilles charrues...Épuisantes ces vacances ! 

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