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Présidentielle 2022 : "Pour pouvoir se présenter, il faut qu'on ait des résultats", affirme Bruno Le Maire

Le ministre de l'Économie et des Finances, invité du "8h30 Fauvelle-Dély", jeudi 13 juin, souhaite que le président de la République effectue un second mandat. 

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Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, invité du \"8h30 Fauvelle-Dély\", jeudi 13 juin 2019.
Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, invité du "8h30 Fauvelle-Dély", jeudi 13 juin 2019. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Le prochain président de la République, je souhaite évidemment que ce soit Emmanuel Macron (...) mais pour pouvoir se présenter, il faut qu'on ait des résultats", a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie et des Finances, jeudi 13 juin dans le "8h30 Fauvelle-Dély".

Interrogé quant au fait de savoir si l'"Acte 2" du quinquennat inauguré mercredi par Édouard Philippe lors de son discours de politique générale visait à préparer la campagne d'Emmanuel Macron pour une réélection, le ministre le dément : "Absolument pas. Pour pouvoir nous présenter dans des conditions qui soient favorables, il faut qu'on ait des résultats pour les Français", a-t-il assuré.  

"Les Français nous attendent sur la baisse du chômage, sur la croissance, sur la transformation de notre modèle économique pour qu'il soit plus respectueux de l'environnement, sur la sécurité. Ils veulent des résultats. L'acte 2 du quinquennat est marqué par cette volonté qu'a fortement soulignée le Premier ministre hier : apporter des résultats aux Français des résultats tangibles", a poursuivi Bruno Le Maire. 

Fusion Renault/Fiat-Chrysler : l'État "n'a pas fait capoter" le projet 

Le ministre de l'Économie et des Finances assure que l'État "n'a pas fait capoter" le projet d'alliance entre Renault et Fiat Chrysler. Bruno Le Maire précise toutefois avoir choisi de privilégier l'Alliance déjà établie entre Renault et le constructeur japonais Nissan, qu'il tient à "renforcer", y voyant "le cœur de la profitabilité de Renault comme de Nissan". "Nous n'avons jamais opposé, nous, État, de veto à cette opération. Nous avons simplement demandé, voyant que Nissan n'apportait pas son soutien, cinq jours supplémentaires pour examiner une opération à trente milliards d'euros de capitalisation", se défend le ministre. 

Prêt à "évoluer" sur la PMA

Édouard Philippe a annoncé lors de son discours de politique générale que le texte de loi sur la bioéthique proposant l'ouverture de la PMA à toutes les femmes serait présenté en Conseil des ministres en juillet, et débattu en septembre. Bruno Le Maire rappelle qu'il a "toujours eu des interrogations" à ce sujet, mais qu'il est prêt à "évoluer dans ses convictions". Pour le ministre de l'Économie et des Finances, cette distance prise avec la promesse de campagne ne remet pas en cause sa présence au gouvernement : " Je suis évidemment dans la droite ligne de ce qu'a proposé le président de la République dans sa campagne présidentielle. Mais sur des sujets qui sont aussi sensibles, on peut avoir des interrogations", a-t-il affirmé. 

Retrouvez l'intégralité de l'émission "8h30 Fauvelle-Dély" du jeudi 13 juin :

Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, invité du \"8h30 Fauvelle-Dély\", jeudi 13 juin 2019.
Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, invité du "8h30 Fauvelle-Dély", jeudi 13 juin 2019. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)