8h30 Toussaint-Aphatie, France info

"Il reste 162 passages à niveau à sécuriser, celui de Millas n'en faisait pas partie", selon Benjamin Griveaux

Après l'accident entre un car et un TER à Millas, le porte-parole du gouvernement, invité de franceinfo vendredi, a déclaré que le passage à niveau, lieu de la collision, a priori "n'était pas défectueux, et non réputé accidentogène".

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Benjamin Griveaux, secrétaire d\'État auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement.
Benjamin Griveaux, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

Le porte-parole du gouvernement, invité de franceinfo vendredi 15 décembre, a réagi à l'accident entre un car scolaire et un TER, jeudi, à Millas (Pyrénées-Orientales). Benjamin Griveaux a déclaré qu'"il est indispensable qu'on puisse faire la lumière [sur cet accident], on le doit aux familles, on le doit aux proches, on le doit aux Français". Selon le porte-parole du gouvernement, "a priori, la visibilité était bonne, il n'y avait pas sur ce passage à niveau de caractère défectueux et il n'était pas réputé accidentogène". 

Il s'agit "de faire en sorte qu'à l'avenir, ce type d'événement tragique ne puisse pas se reproduire", a-t-il ajouté, précisant qu'il reste en France "162 passages à niveau à sécuriser, celui de Millas n'en faisait pas partie". 

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Benjamin Griveaux a expliqué également qu'"entre 2003 et 2015, on a baissé de moitié les accidents liés à des passages à niveau". 

L'"élégance" de François Hollande

Interrogé sur les propos de François Hollande jeudi sur RTL qui a souhaité le succès d'Emmanuel Macron, le porte-parole du gouvernement a salué "l'élégance" de l'ancien chef de l'Etat.

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"C'est très élégant et beaucoup devraient s'en inspirer", a-t-il déclaré. "C'est un observateur de la vie politique, c'est sa liberté de s'exprimer comme il l'a fait hier et c'est une liberté qu'il faut respecter", a-t-il ajouté, en précisant que François Hollande est "un observateur engagé".  

NDDL : une décision sera "prise et appliquée"

Sur l'avenir de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Emmanuel Macron a indiqué qu'il prendrait une décision avant la fin du mois de janvier. Selon Benjamin Griveaux, ce qui prime, c'est de répondre à "un besoin aéroportuaire dans le Grand Ouest français". Si le projet de Notre-Dame-des-Landes est abandonné, l'autre option envisagée est un agrandissement de l'aéroport Nantes-Atlantique, mais rappelle Benjamin Griveaux, "les deux scénarii ont des inconvénients".

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"Est-ce que l'obsession, interroge Benjamin Griveaux, c'est de se dire 'on fait ce qu'on a décidé il y a quarante ou cinquante ans' ou de se dire 'on répond à un besoin identifié qui est la sous-capacité aéroportuaire du Grand Ouest français' ?" Pour le porte-parole du gouvernement, "il faut répondre au besoin sans être bornés". Quand la décision sera prise, "elle sera prise et elle sera appliquée". "C'est la grande différence avec ceux qui nous donnent des leçons et qui n'ont pas appliqué les décisions qui ont été prises ces dix ou quinze dernières années", a-t-il ajouté. 

Regardez l'intégralité de l'entretien de Benjamin Griveaux sur franceinfo le 15 décembre 2017.

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Benjamin Griveaux, secrétaire d\'État auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement.
Benjamin Griveaux, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)