Législatives 2024 : "Tout est bon pour déformer les propos" d'Emmanuel Macron, dénonce Thomas Cazenave

Le ministre délégué aux Comptes publics et candidat en Gironde pour ces élections législatives, a fustigé ce mercredi "la manière dont" ont été "interprétés" les propos d'Emmanuel Macron, qui a déclaré que le Nouveau Front populaire voulait permettre le changement de sexe en mairie.
Article rédigé par franceinfo
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Thomas Cazenave, ministre délégué aux Comptes publics, sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Après les propos d'Emmanuel Macron pointant "des choses complètement ubuesques" dans le programme du Nouveau Front populaire "comme aller changer de sexe en mairie", le ministre délégué aux Comptes publics et candidat aux élections législatives dans la première circonscription de Gironde, Thomas Cazenave, invité mercredi 19 juin de franceinfo, estime que pendant cette campagne des législatives "tout est bon d'une certaine manière pour déformer des propos".

La veille, mardi 18 juin, en marge d'un déplacement sur l'île de Sein dans le Finistère, le président a expliqué au sujet du programme de la coalition de gauche : "Il y a des choses complètement ubuesques, comme par exemple aller changer de sexe en mairie".

"Nous avons toujours porté des grands combats sociétaux, je pense à la PMA, je pense à l'inscription de l'IVG dans la constitution"

Thomas Cazenave

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Selon Thomas Cazenave, les propos tenus par Emmanuel Macron sont une réaction au programme du NFP en matière de changement d'état civil : "C'est dire, pour toutes celles et ceux qui entreprennent d'une certaine manière ce chemin pour changer de sexe, [que] ce n'est pas un sujet de Cerfa [formulaires permettant les démarches auprès de l'administration] à la mairie."

Sur le plan économique, le ministre délégué aux Comptes publics dénonce un "Nouveau Front populaire qui va de François Hollande à Philippe Poutou" et "représente une menace économique sur nos finances publiques". Le NFP comme le Rassemblement national, explique-t-il, "sont rentrés dans le concours Lépine du plus de dépenses". 

D'après lui, la coalition de gauche prévoit "200 à 300 milliards d'euros de nouvelles dépenses absolument pas financées" et le parti d'extrême droite "100 milliards de nouvelles dépenses". Pour Thomas Cazenave, "la question des finances publiques, c'est une question sérieuse et j'ai l'impression que, à la fois à l'extrême droite et à l'extrême gauche, on a complètement oublié les finances publiques, qu'on rase gratis et qu'on fait promesse sur promesse, dans un concours démagogique de nouvelles."

Quid de la Commission européenne qui ouvre la voie à des procédures pour déficit excessif contre sept pays européens, dont la France ? "C'est une décision attendue d'une certaine manière, un peu mécanique, parce que la Commission européenne remet en place ces règles et nous avons effectivement un déficit public supérieur à 3% comme six autres pays, nous ne l'avons jamais caché", juge Thomas Cazenave, assurant qu'une "procédure de redressement de nos finances publiques" a été engagée.

Lors du premier tour des législatives, dans la première circonscription de Gironde, Thomas Cazenave aura face à lui Béatrice Pomarel (Alliance centriste / Divers droite), Virginie Tournay (Reconquête !), Céline Papin (Les Écologistes/Nouveau Front populaire), Fanny Quandalle (Lutte ouvrière) et Bruno Paluteau (Rassemblement national).

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