La France et six autres pays épinglés par la Commission européenne pour leur déficit public excessif

Ces pays, qui ont dépassé l'an dernier la limite de déficit public fixée à 3% du PIB, devront prendre des mesures correctrices pour respecter à l'avenir les règles budgétaires de l'Union européenne, sous peine de sanctions financières.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Les drapeaux européens flottent devant la Commission, à Bruxelles (Belgique) le 30 mai 2024. (SANDRA UITTENBOGAART / ANP MAG  AFP)

La Commission européenne a ouvert la voie, mercredi 19 juin, à des procédures pour "déficits publics excessifs" contre sept pays de l'Union européenne, dont la France, où les promesses de dépenses se multiplient à deux semaines des élections législatives. Outre la France, ces procédures "sont justifiées" pour l'Italie, la Belgique, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et Malte, a estimé la Commission dans un communiqué. Ces pays, qui ont dépassé l'an dernier la limite de déficit public fixée à 3% du produit intérieur brut (PIB), devront prendre des mesures correctrices pour respecter à l'avenir les règles budgétaires de l'Union européenne, sous peine de sanctions financières.

La France figure parmi trois pays cumulant une dette élevée et un déficit public excessif, précise la Commission. Paris a jusqu'à juin 2025 pour prendre de premières mesures, avec pour objectif de réduire le déficit de 0,5 point par an au minimum, ajoute cette même source. La France, dont la dette atteint 110% du PIB, a été la plupart du temps en procédure de déficit excessif depuis la création de l'euro au tournant des années 2000. Elle en était toutefois sortie en 2017.

Les règles budgétaires de l'UE avaient été mises en sommeil après 2020, à cause de la crise économique liée au Covid-19 puis à la guerre en Ukraine. Elles ont été réformées et réactivées cette année. Le Pacte de stabilité prévoit en principe des sanctions financières à hauteur de 0,1% du PIB par an pour les pays qui ne mettront pas en œuvre les corrections imposées, soit près de 2,5 milliards d'euros dans le cas de la France. En réalité, ces punitions, politiquement explosives, n'ont jamais été appliquées.

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