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Discours d'E. Macron au Salon de l'agriculture : "J'attends surtout des actes", indique le député Guillaume Garot

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Le député PS de la Mayenne Guillaume Garot était l'invité de Yannick Falt et Gilles Bornstein sur franceinfo, vendredi.

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Radio France
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Guillaume Garot, député PS de la Mayenne, invité de franceinfo le 22 février 2019. (FRANCEINFO)

Le Salon de l'agriculture ouvre ses portes samedi 23 février. Le chef de l'État, Emmanuel Macron, doit prononcer son discours à 8h30 devant environ 500 personnes. Guillaume Garot, député PS de la Mayenne, ancien ministre de l’Agroalimentaire, attend de ce discours "une vision, des engagements, mais surtout des actes". Selon le député, interrogé par franceinfo vendredi 22 février, il faut "mettre le cap sur l'agro-écologie", en s'appuyant sur "une nouvelle politique agricole et alimentaire commune".

"J'attends une vision, des engagements, mais surtout des actes, a détaillé Guillaume Garot. Dans le passé, on a déjà entendu de très beaux discours du président de la République, comme celui de Rungis en 2017 lors des États généraux de l'alimentation. On attendait des actes au moment de la loi qui s'en est suivie, mais beaucoup d'entre nous ont été déçus. Donc demain [samedi, ndlr] matin, j'attends qu'on soit dans des actes clairs et concrets qui améliorent la vie des agriculteurs, qui permettent aux agriculteurs de retrouver du revenu."

Le député plaide pour une nouvelle politique agricole commune

"Il faut mettre le cap sur l'agro-écologie parce qu'il n'y a pas d'autre issue, a précisé Guillaume Garot. On voit quelles sont les attentes de nos concitoyens pour une alimentation de meilleure qualité, pour des moyens de produire en se passant des pesticides. Mais on voit que, à chaque fois, le gouvernement est timide, timoré et que l'on ne va pas au bout des choses."

Guillaume Garot a plaidé également pour une ambition européenne en matière d'agriculture : "On pourra faire tout ce qu'on veut au plan national, mais s'il n'y a pas une nouvelle politique agricole et alimentaire commune, on ne trouvera pas de quoi rémunérer nos agriculteurs, on ne trouvera pas de quoi donner ce cap pour l'agro-écologie, on ne trouvera pas non plus de quoi lutter contre le réchauffement climatique ."

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