Accord avec LFI : le vote du Conseil national du PS "va être une bataille titanesque", selon le porte-parole du parti

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Le Conseil national du Parti socialiste doit se prononcer jeudi sur l'accord trouvé mercredi avec La France insoumise au cours d'un vote.

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Radio France
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Pierre Jouvet, porte-parole du Parti socialiste, au siège de la France insoumise, avant de commencer les négociations sur une éventuelle union pour les législatives 2022, le 27 avril 2022. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Après la finalisation d'un accord avec La France insoumise pour les législatives mercredi 4 mai, la validation de ce texte par le Conseil national du Parti socialiste "va être une bataille titanesque", a reconnu sur franceinfo Pierre Jouvet, porte-parole du parti et l'un des négociateurs de cet accord pour le PS. Les membres du Conseil national doivent se prononcer jeudi soir sur cet accord avec LFI au cours d'un vote.

>> Législative 2022 : suivez le direct sur les négociations à gauche

"J'entends les colères, notamment sur la répartition des circonscriptions", poursuit Pierre Jouvet, "mais je dis aux militants qui vont voter : ne tournez pas le dos à ce rassemblement et au peuple de gauche qui nous attend pour changer la vie des gens". Ce texte qu'il qualifie de "bon accord électoral" prévoit 70 circonscriptions pour le PS, dont 30 gagnables.

"Rassemblement historique" 

À la suite de cet accord, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a annoncé qu'il quittait le PS. "Je le regrette", réagit Pierre Jouvet. "Je ne peux pas entendre, connaissant l'histoire du parti, que le PS ait peur d'un rassemblement", ajoute-t-il, expliquant que "l'autre chemin proposé" était de poursuivre avec "des divisions".

Ce rassemblement est qualifié "d'historique" par Pierre Jouvet qui explique que la gauche "a les mêmes objectifs", notamment sur la retraite à 60 ans. "C'était la position du PS pendant le quinquennat Hollande, assure-t-il, faire la retraite à 60 ans pour les carrières longues, ce n'est pas une rupture."

Même position sur d'éventuelles divergences sur l'Europe. "On doit chacun faire un pas, affirme-t-il, et on a pu constater qu'on pouvait avancer ensemble vers des convergences pour changer cette Europe libérale."

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