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OIivier Dussopt (Ministre délégué aux Comptes publics) : "Ça n’est pas open bar"

a revoir

Présenté parJean-Paul Chapel

Diffusé le 15/09/2021Durée : 00h7

Le budget 2022 est marqué par les échéances présidentielles. "Ça n’est pas open bar," affirme Olivier Dussopt, Ministre délégué aux Comptes publics, et invité de Jean-Paul Chapel. "Les aides exceptionnelles versées pendant la crise," poursuit-il, "s’arrêtent avec le retour à l’activité normale."  11 milliards d’euros de dépenses en plus sont prévues dans le budget. "C’est légèrement supérieur à ce qui se fait habituellement, puisque habituellement, nous étions sur des marches à 8 milliards d’euros," défend Olivier Dussopt. Et c’est sans compter le coût du revenu d'engagement, chiffré à 1.3 milliards, et le plan d’investissement, 30 milliards sur plusieurs années.

Olivier Dussopt souligne, "c’est un budget qui marque à la fois un retour à la normale, et il permet de tenir les engagements." Cela correspond à un déficit de 4,8 %, contre 9 % en 2020. "Si vous suggérez de passer de 9 % à 3 %, vous allez étouffer la croissance, étouffer la création d’emplois, et étouffer la sortie de crise," soutient le Ministre délégué aux Comptes publics. "Ce choix différent, c’est d’avoir beaucoup consacré d’argent public pour affronter la crise. 70 milliards d’euros de dépenses exceptionnelles en 2020. 70 milliards d’euros à nouveau en 2021. Et un arrêt des aides d’urgences – le fonds de solidarité, l’activité partielle à 100 % – à partir de ce mois-ci. Nous continuons parallèlement à mettre en œuvre le plan de relance qui est utile pour relancer l’économie."

Olivier Dussopt insiste que les travailleurs les plus précaires ne pâtiront pas de la réforme de l’assurance-chômage, progressivement mise en place dès octobre 2021. "Le gouvernement travaille pour investir à nouveau dans les compétences, favoriser les reconversions professionnelles." Note le Ministre délégué aux Comptes publics, pour naviguer un contexte de chômage et de pénurie de main d’œuvre. "Les inégalités ne se sont pas accentuées, mais elles sont importantes," ajoute-t-il.

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