Pièces à conviction, France 3

VIDEO. Pièces à conviction. Tchernobyl, le chantier catastrophe d'Areva

Tchernobyl, la catastrophe nucléaire de 1986, c'est aussi le grand fiasco d'Areva. Après avoir travaillé quatre ans sur le chantier de démantèlement de la centrale accidentée, l'entreprise française en a été définitivement écartée. Que s'est-il passé ? Extrait de "Pièces à conviction" du 17 février 2016.

Le 17 février, "Pièces à conviction" propose une enquête sur le fiasco Areva, du naufrage à l'affaire d'Etat. L'un des ratages les plus spectaculaires de l'ex-numéro 1 mondial du nucléaire, c'est Tchernobyl. Les insuffisances de l'entreprise française sont l'une des causes du retard qu'a pris le démantèlement de la centrale nucléaire accidentée en 1986. Le magazine s'est rendu sur le site ukrainien. 

Cet extrait commence par des images d'un imposant centre de stockage et des alvéoles en béton construites par Areva pour conditionner et confiner les barres de combustible, très radioactives. Le dispositif était conçu pour durer au moins cent ans.

"Ils ne maîtrisaient pas la technologie"

Mais sur le terrain, aucun Français. L'ingénieur en chef parle anglais, il travaille pour une société américaine, Holtec International. C'est elle qui a construit les conteneurs et conçu le système de séchage.

"Pourquoi Areva a-t-elle arrêté ?" demande le journaliste. Le chef de chantier ukrainien, mal à l'aise, tente de s'en tirer par une plaisanterie : "Parce qu'ils sont français !" Il finit par expliquer que, "en fait, ils ne maîtrisaient pas la technologie".

Extrait de "Pièces à conviction. Le naufrage d'Areva, une affaire d'Etat", à voir le 17 février 2016.