Dimanche en politique, France 3

"Dimanche en politique". Invitée : Ségolène Royal

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Présenté parFrancis Letellier

Diffusé le 10/12/2017Durée : 00h50

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Le 10 décembre, Ségolène Royal, ancienne ministre de l'Environnement, ambassadrice pour les Pôles, est l'invitée du magazine politique de France 3. A la veille du sommet d'étape sur le climat, quels résultats et quelles perspectives pour la COP21 signée à Paris il y a deux ans ? Elle est interrogée par Francis Letellier, avec à ses côtés Renaud Dély, directeur de Marianne.

Hommage à Johnny Hallyday : un moment national

Ségolène Royal, qui n’a pas participé aux cérémonies d’hommage à Johnny Hallyday, reconnaît  le bien-fondé de l’immense ferveur populaire : "C’est un personnage qui est extrêmement fragile et puissant, quand il monte sur scène et qu’il s’empare de sa guitare. Personnage rebelle et sincère et c’est cela que les Français ont ressenti."

Notre-Dame-des-Landes : sortir du blocage

Ségolène Royal a sévèrement répliqué à l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui considère que ce serait "un déni de démocratie" si l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’était pas construit après le référendum local qui y a été favorable : "Jean-Marc Ayrault s’est bien gardé de faire évacuer le site de Notre-Dame-des Landes. Donc, il faut aussi qu’il soit cohérent avec lui-même. C’est bien de donner des leçons mais quand il était aux responsabilités, quand il était Premier ministre, il n’a pas fait procéder au lancement des travaux" a rétorqué l’ancienne ministre de l’Environnement.

"Il est en tout cas très important de sortir de cette situation de blocage et c’est de la responsabilité du gouvernement et du président de la République. Donc il faut attendre le rapport", a également déclaré Ségolène Royal. 

A la question de savoir si Nicolas Hulot, l’actuel ministre de l’Environnement hostile au projet d’aéroport devrait en tirer des conséquences pour lui-même si le projet aboutit, Ségolène Royal refuse de se laisser enfermer dans un conflit de personnes, mais précise : "Chaque fois qu’il y aura un danger sur l’avenir de la planète, je prendrai la parole. Personne ne me fera taire. Nicolas a ses convictions, il n’a pas forcément raison sur tout. " 

"Mon parti, c'est la planète"

D’autre part, Ségolène Royal a décidé de relancer la plateforme Désirs d’avenir qui accompagna sa candidature à la présidence de la République en 2007 : "Aujourd’hui, je lance Désirs d’avenir pour la planète." Elle avoue s’intéresser à la politique nationale, mais n’être plus socialiste et ne souhaite pas non plus adhérer à En Marche. "Mon parti, c’est la planète" : une expression qui sonne comme un slogan.

Deux ans après la COP21 dont elle fut présidente, Ségolène Royal veut défendre le bilan de cette initiative et considère qu’il faut aller plus vite et plus fort. L’ancienne ministre de l’Environnement plaide pour la suppression de la TVA pour les voitures électriques et sur l’investissement vert.

Elle souligne par ailleurs le poids des lobbies dans les processus de décisions politiques : "J’ai décidé l’interdiction du Round-up (glyphosate) dans les jardineries et cela a été très difficile. Les lobbies ont infiltré les groupes d’experts de la Commission européenne. Aujourd’hui, l’INRA a trouvé des produits de substitution au glyphosate et il faut que la recherche et la commercialisation soit accélérées."

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