Vidéo Hongrie : face à la pénurie de main-d’œuvre, le pays qui a dressé un mur anti-migrants est obligé de recruter des étrangers

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Durée de la vidéo : 3 min
VIDEO. Hongrie : face à la pénurie de main-d’œuvre, le pays qui a dressé un mur anti-migrants est obligé de recruter des étrangers
VIDEO. Hongrie : face à la pénurie de main-d’œuvre, le pays qui a dressé un mur anti-migrants est obligé de recruter des étrangers VIDEO. Hongrie : face à la pénurie de main-d’œuvre, le pays qui a dressé un mur anti-migrants est obligé de recruter des étrangers (NOUS, LES EUROPEENS / FRANCE 2)
Article rédigé par France 2
France Télévisions
En Hongrie, alors que certaines entreprises peinent à recruter localement, le gouvernement a ouvert les portes du pays à des travailleurs étrangers, surtout venus d'Asie. Extrait du magazine "Nous, les Européens" du 20 avril 2023.

En 2015, le gouvernement de Viktor Orbán a dressé un mur de barbelés pour se protéger des migrants. Aujourd'hui, Budapest lance des invitations aux travailleurs étrangers via des agences d'intérim. Au sud de la Hongrie, à Kistelek, une usine de la multinationale Prysmian, qui produit des câbles pour l'industrie automobile, a ainsi vu 20 nouveaux salariés intégrer ses rangs. Tous viennent d'Indonésie. Face à une demande croissante de main-d'œuvre, il fallait à tout prix recruter. 

Une aubaine pour Hamdani, un Indonésien de 20 ans venu travailler après avoir obtenu un visa de deux ans renouvelable. "J'ai des avantages comme une chambre où dormir, ils me paient le transport, et mon salaire est bien meilleur qu'en Indonésie. Je touche à peu près 700 euros, c'est deux ou trois plus qu'en Indonésie." Une rémunération supérieure au smic hongrois, fixé à 490 euros brut.

"On a vraiment du mal à employer des Hongrois"

Ce choix de l'immigration ravit Tiago Campelo, directeur des ressources humaines de l'entreprise. "Quand nos salariés sont partis à la retraite, on n'arrivait pas à les remplacer. Il y a un changement dans les traditions, dans les habitudes de travail, constate le responsable. On a vraiment du mal à employer des Hongrois, alors que nos besoins de main-d'œuvre grandissent. C'est pour ça qu'on a commencé ce projet, pour que ces gens puissent travailler ensemble, main dans la main, comme aujourd'hui." 

Cette nouvelle main-d'œuvre bénéficie de certains avantages, comme la mise à disposition d'une salle d'archives transformée en salle de prière. "C'est important car la majorité des Indonésiens sont musulmans. On peut prier au travail, donc c'est bien pour nous." se réjouit Hamdani.

Extrait de "Immigration choisie : l'exemple hongrois", diffusé dans "Nous, les Européens", le 20 avril 2023.

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