Œuvres numériques : si les opportunités sont nombreuses avec les "NFT", la prudence reste de mise

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Oeuvres numériques : si les opportunités sont nombreuses avec les "NFT", la prudence reste de mise
France 2
Article rédigé par
V. Frédéric, F. Daireaux, M. Dreujou, N. Murviedro - France 2
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Il y a des bulles économiques qui naissent subitement et en voici une : les "NFT", des objets de collections numériques qui ont vocation à être rares, voire uniques. Des milliards d’euros ou de cryptomonnaies circulent déjà sur ce marché. Décryptage d’un phénomène.

Imaginez un univers dans lequel une vidéo, une musique ou une peinture numérique peuvent être vendues ou achetées sans qu’elles n’existent réellement, sans support physique. Bienvenue dans un monde englobé par trois lettres : "NFT", "non fongible token" en anglais. Ces derniers mois, les collectionneurs de ces œuvres numériques se sont multipliés, comme Aloïs Jaboulet-Vercherre, 23 ans. Pour se lancer dans le NFT, le jeune homme a investi toutes ses économies il y a un an. Un pari risqué, mais payant. "J’ai investi 12 000 euros, aujourd’hui ça représente 450 000 euros", indique le co-fondateur de NFT France.

Un danger pour l’environnement

Comment expliquer cet engouement pour des biens qui n’existent que virtuellement ? En réalité, acquérir une œuvre en NFT signifie acheter un certificat de propriété. Les NFT concernent aussi la mode ou la vente de vidéos d’actions de joueurs de NBA, pour des dizaines de milliers d’euros. Si les opportunités sont nombreuses avec les NFT, la prudence reste de mise, selon l’économiste Natacha Valla. Cela représente aussi un danger pour l’environnement, car la technologie et les serveurs qui abritent les NFT consomment énormément d’énergie et de matériaux rares.

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