Drones : un nouvel allié de choix pour les malfaiteurs

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Drones : un nouvel allié de choix pour les malfaiteurs
Article rédigé par
V. Lerouge, N. Fleury, C. Pravaz, T. Breton, B. Mezerette, F. Parisis, France 3 Champagne-Ardenne, E. Fromentin - France 2
France Télévisions

Transport de drogue, repérage, infiltration, les drones sont de plus en plus utilisés par les voleurs, bandits et autres cambrioleurs. Un mode opératoire qui inquiète de plus en plus les autorités.

Pas de porte fracturée ni de mur défoncé à la Caisse d’Epargne de Reims. Pourtant, ce distributeur de billets a été vidé de 150 000 euros en plein jour, avec un mode opératoire totalement inédit. C’est une image de caméra de surveillance, à l'intérieur du local blindé, qui élucide le mystère : un mini drone. Le 22 mai dernier, les malfaiteurs démontent la trappe d’aération pour introduire l'appareil. L’engin leur permet d'actionner un bouton poussoir, pour déclencher l'ouverture de la porte. Les braqueurs peuvent alors rentrer et accéder à la réserve de billets en tapant un code, préalablement fourni par un complice. "Ça s'est passé dans l'après-midi, sans que les personnes soient masquées ou grimées d'une manière particulière", explique Matthieu Bourrette, procureur de Reims.

Des drones au service du grand-banditisme

Les drones sont de plus en plus souvent impliqués dans les affaires de banditisme. En Normandie, un réseau de cambrioleurs en utilisait pour repérer les habitudes des propriétaires, avant de s'introduire dans les maisons. Le drone sert aussi à livrer de la drogue ou des téléphones en prison. Mais l'aéronef sert désormais au trafic à grande échelle. Comme celui retrouvé écrasé au Mexique, chargé de métamphétamine. Plus surprenant encore, en Espagne, où un drone géant a été saisi l'an passé. Il était programmé pour transporter 30 kg de drogue, du rif marocain jusqu'en Espagne à 270 km/h. La parade est souvent compliquée pour les autorités. La multiplication des drones et leur miniaturisation accroissent un peu plus l'inquiétude des forces de l'ordre pour sécuriser les sites sensibles, les personnalités et désormais les banques.

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