"Bloody Sunday" : 50 ans après, un traumatisme du passé toujours aussi présent

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"Bloody Sunday" : 50 ans après, un traumatisme du passé toujours aussi présent
France 2
Article rédigé par
M. Boisseau, C. Madini, C. Dubrul - France 2
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Cinquante ans déjà et un repère historique qui résonne depuis toutes ces décennies : c’est le Bloody Sunday, qui a été commémoré, dimanche 30 janvier, en Irlande du nord. Le 30 janvier 1972, les parachutistes britanniques ouvraient le feu sur une manifestation pacifique de militants catholiques.

C’est un traumatisme du passé toujours aussi présent. Dimanche 30 janvier, un hommage est rendu aux victimes du Bloody Sunday, le dimanche sanglant, dans le quartier nationaliste de Derry (Irlande du Nord). Ici même il y a un demi-siècle, des manifestants catholiques, partisans de l’unification des deux Irlande, ont subi les tirs des soldats britanniques. Quatorze personnes ont été tuées, et la douleur est toujours vive, même chez les plus jeunes.

L’Irlande du Nord reste meurtrie par seize années de violence

Jusqu’en 1998, le conflit avec les protestants, attachés à l’appartenance au Royaume-Uni, a provoqué la mort de 3 700 personnes dans les ceux camps, dont de nombreux innocents, qui n’ont pas toujours été reconnus ainsi. La réconciliation butte sur un sentiment d’injustice. Malgré le retentissement mondial du Bloody Sunday chanté par U2, les familles n’acceptent pas qu’aucun procès n’ait été organisé en 50 ans. "Sans justice, les excuses ne valent rien", déclare Jimmy Duddy, neveu de John Johnstone, victime du Bloody Sunday. L’Irlande du Nord reste meurtrie par seize années de violence et par les tensions.

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