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Y aura-t-il un remaniement d'après sénatoriales ?

Si le résultat des sénatoriales est très serré, il pourrait y avoir un remaniement gouvernemental. Les trois ministres candidats pourraient en effet avoir à siéger au Sénat pour faciliter la réélection du président sortant, Gérard Larcher.
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Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, se présente aux sénatoriales dans la Meuse (AFP - ERIC PIERMONT)

Si le résultat des sénatoriales est très serré, il pourrait y avoir un remaniement gouvernemental. Les trois ministres candidats pourraient en effet avoir à siéger au Sénat pour faciliter la réélection du président sortant, Gérard Larcher.

Trois ministres, celui de la Défense, Gérard Longuet, de la Ville, Maurice Leroy, et des Sports, Chantal Jouanno, se présentent aux sénatoriales. Le premier dans la Meuse, le second dans le Loir-et-Cher, la troisième à Paris (où elle doit affronter une liste dissidente de l'ex-conseiller à l'Elysée Pierre Charon).

S'ils sont élus le 25 septembre, tous trois disposeront, de par la loi, d'un mois pour décider s'ils siègent dans la Haute assemblée, ou s'ils restent au gouvernement. Pendant ce temps, eux-mêmes ou leurs suppléants ne pourront pas participer à l'élection du président du Sénat, prévue le 1er octobre... Ce qui mécaniquement fait trois voix de moins pour le scrutin. Trois voix qui pourraient s'avérer décisives si celui-ci s'avérait très serré. En clair, sans elles, Gérard Larcher pourrait perdre son poste. "Le Sénat va rester tout juste à droite mais ça se jouera à quelques voix: deux, trois ou quatre voix", estime "un proche du président", cité par lefigaro.fr.

Apparemment, les trois candidats souhaitent poursuivre leur carrière gouvernementale. Mais au final, Gérard Longuet, Maurice Leroy et Chantal Jouanno pourraient se retrouver contraints de devenir sénateurs... contre leur gré. Dans une interview au Figaro du 15 septembre, Gérard Longuet avait délimité "le seul cas de figure" qui pourrait l'amener à renoncer à son maroquin ministériel: "S'il devait manquer une voix à Gérard Larcher, ce ne serait pas la mienne", expliquait-il.

De même, Chantal Jouanno est prête à quitter le gouvernement "sans état d'âme" si le sort du président sortant du Sénat dépendait d'elle. "Si ma voix est nécessaire, il l'a, c'est garanti. Jamais, je ne ferai le moindre caprice", avait-elle assuré le 6 septembre sur RFI.

Pour sa part, Gérard Larcher estime que les ministres qui se présentent devraient quitter le gouvernement s'ils sont élus. "On ne peut pas se présenter devant les grands électeurs et leur dire: 'je suis candidat au Sénat, mais en aucun cas je n'y siégerai parce que je préfère faire autre chose'", avait-il dit dès le mois de mai.

Mécaniquement, la démission de trois ministres impliquerait un remaniement. Et ce alors que Gérard Longuet n'est en poste que depuis six mois et Maurice Leroy depuis moins d'un an (novembre 2010). Pour sa part, Chantal Jouanno siège au gouvernement depuis janvier 2009.

"Le président n'a pas envie de déséquilibrer le gouvernement. Il trouve que ça fonctionne bien. Mais si l'élection de Larcher est en jeu, il faudra prendre nos dispositions", explique un conseiller de Nicolas Sarkozy dans lefigaro.fr.

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