Hollande, Gayet et l'appartement lié à la mafia : des révélations de Mediapart au démenti

Mediapart et "Le Point" mettent en avant un lien en l'appartement qui aurait abrité la liaison supposée entre le chef de l'Etat et l'actrice et le grand banditisme corse. Les personnes citées ont démenti.

Des journalistes devant l\'entrée de l\'immeuble où se trouve l\'appartement qui aurait abrité la liaison supposée entre le chef de l\'Etat et l\'actrice, le 13 janvier 2014 à Paris.
Des journalistes devant l'entrée de l'immeuble où se trouve l'appartement qui aurait abrité la liaison supposée entre le chef de l'Etat et l'actrice, le 13 janvier 2014 à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

Des révélations contredites. Plusieurs médias ont affirmé, dimanche 12 janvier, que l'appartement qui abritait secrètement la liaison supposée entre François Hollande et l'actrice Julie Gayet était lié grand banditisme corse. Lundi, les personnes mises en cause ont fait part de leur indignation et démenti ces accusations.

Francetv info revient sur ces rebondissements.

Acte 1 : les révélations de la presse

Selon Mediapart (article payant), l'appartement, situé dans le 8e arrondissement à Paris, tout près de l'Elysée, "est au nom de Michel Ferracci". Le Point assure qu'il "y vivait"L'homme, qui joue notamment dans la série télévisée Mafiosa, a été condamné en novembre à dix-huit mois de prison avec sursis dans l'affaire des détournements du cercle de jeux parisien Wagram au profit de membres du gang corse de la Brise de mer.

Selon Mediapart, l'appartement était prêté à Julie Gayet par une amie actrice, Emmanuelle Hauck, divorcée de Michel Ferracci depuis six ans. Elle a ensuite fréquenté François Masini, un homme réputé proche du milieu corse et assassiné en mai.

Acte 2 : Michel Ferracci dément

Dimanche, Pierre Haïk, l'avocat de Michel Ferracci, a affirmé que son client "n'avait jamais été ni propriétaire, ni locataire de cet appartement". L'intéressé a lui assuré à L'Express qu'il n'a "jamais habité cet appartement" et n'en a "jamais été propriétaire".

Selon son avocat, "si son nom est sorti, c'est parce que son ex-femme (…) habite dans cet immeuble avec ses enfants, qui portent son nom". Lequel apparaît donc sur une boîte aux lettres de l'immeuble. Mais pourquoi est-il associé à ce logement dans les Pages blanches ? "J'avais pris, il y a huit ans, un abonnement pour une Freebox que je n'ai pas résilié et que mes enfants ont fait suivre dans leur nouveau logement", précise Michel Ferracci.

Acte 3 : le vrai propriétaire s'insurge

Quant au véritable propriétaire, il se nomme Jean-Pierre Discazeaux. Cet ancien commerçant de 71 ans, aujourd'hui retraité à Biarritz, a vécu dans cet appartement de 1962 à 2003, avant de le mettre en location. "Je suis extrêmement choqué de tout ce qu'on peut dire sur moi : que je serais un ancien mafioso, un patron du CAC 40 ou que l'appartement que j'ai habité pendant quarante ans était un bordel", confie-t-il à l'AFP.

Il assure qu'il va "prendre les mesures nécessaires" avec son avocat "si tout cela continue".