VIDEO | Quatre ans de vœux présidentiels, avant les derniers du quinquennat

Dernière ligne droite avant la présidentielle de 2012, et donc dernier exercice de vœux aux Français ce samedi soir. L'occasion de revoir ou réentendre les bons vœux de Nicolas Sarkozy pour 2008, 2009, 2010 et 2011.

(Radio France)

31/12/2007 : ses 1ers vœux après "une année pleine "

Premiers vœux de son quinquennat, le 31 décembre 2007 : le président de la République est encore tout jeune dans la fonction. Plein d'allant. Son discours s'étend, bien plus long que les suivants (1400 mots contre quelque 1000).

Nicolas Sarkozy salue "une année si pleine pour notre pays ". Il évoque bien des "angoisses ", des "craintes ", mais les balaye d'un "message d'espérance " et assène qu'"il n'y a pas de fatalité du malheur ". 

31/12/2009 : "2010 sera une année de renouveau "

D'entrée, le 31 décembre 2009, il est question de la "crise économique ", des "peines ", des "souffrances ". Mais le chef de l'Etat se pose en homme qui rassure : "2010 sera une année de renouveau ". Les efforts annoncés un an plus tôt (voir ci-dessus) "vont porter leurs fruits ", promet-il. 

Retour à l'optimisme ? Ce qui est fait n'est plus à faire, Nicolas Sarkozy énumère ses réformes : RSA, service minimum, carte judiciaire, internat d'excellence, "révolution" numérique, loi Hadopi, Grenelle de l'environnement... Prémices de la rigueur : il annonce néanmoins qu'il va falloir en 2010 "réduire nos dépenses courantes ". 

Fin mot de ce discours : "fraternité ". 

31/12/2010 : "2010 fut rude " (bis), "2011 sera utile "

Ce 31 décembre 2010, la gravité est de retour, dans ces vœux retransmis pour la première fois en direct sur Dailymotion, ou plus précisément sur la chaîne de l'Elysée sur la plateforme vidéo. 

Nicolas Sarkozy se pose cette fois en père-protecteur : "Mon premier devoir est de protéger la France " -la liste est longue- de la faillite, de la dépendance, des délocalisations, de la violence de délinquants multi-réitérants. Un inventaire alarmiste, avant d'annoncer "les décisions qui s'imposent ", à savoir les lois sur la burqa ou contre l'absentéisme à l'école. Et d'évoquer déjà l'échéance de 2012 : "nous ne pouvons nous payer le luxe d'une année d'immobilisme pré-électorale ". 

Les maîtres-mots de ce discours : "protéger", mais aussi "respect", "valeur", "devoir", "identité". 

31/12/2011 : vers des "vœux subliminaux " ?

Si tous les candidats à la présidentielle sont contraints de s'adonner à cet exercice à la fois banal et délicat, cela s'annonce particulièrement corsé pour le président en place. Comment promettre la rupture, sans renier son bilan ? La quadrature du cercle, qui devrait se solder par un message sur le thème du "tout va mal, mais sans moi, dans quelques mois, ce sera pire ".