Un "déséquilibré" s'introduit chez les Bruni-Sarkozy : polémique sur la protection de l'ex-président

"Le Figaro" révèle qu'un homme a pénétré dans la villa de Carla Bruni-Sarkozy, dans le Var, alors qu'un débat s'est ouvert sur la protection dont bénéficie l''ex-président.

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni dans les rues de Nice (Alpes-Maritimes), le 6 août 2013.
Nicolas Sarkozy et Carla Bruni dans les rues de Nice (Alpes-Maritimes), le 6 août 2013. ( MAXPPP)

Alors que la protection policière des vacances de Sarkozy fait débat, Le Figaro révèle qu'un homme a réussi à s'introduire dans la villa de Carla Bruni-Sarkozy, dans le Var. Il s'agit d'un "déséquilibré", "connu des services de police allemands", écrit le quotidien, lundi 12 août, qui s'étonne de cet incident survenu la semaine précédente, car "la propriété [des Sarkozy]" devait être "bien surveillée en théorie". Retour sur cette polémique en trois actes. 

Acte 1 : Sarkozy "très protégé" ?

Le Parisien publie lundi un article titré "Les vacances très protégées de Sarkozy". Le papier affirme qu'"outre la dizaine de membres du SPHP (Service de protection des hautes personnalités) qui se relaient" autour de Nicolas Sarkozy, l'ancien président mobilise pour la surveillance de sa résidence de vacances au cap Nègre (Var) "cinq équipes de trois fonctionnaires" d'une compagnie de CRS. "De quoi décourager les éventuels curieux !", écrit aussi le quotidien.

Acte 2 : l'ancien président riposte

Nicolas Sarkozy a immédiatement protesté. Dans un communiqué publié lundi, l'ancien chef de l'Etat a affirmé qu'il bénéficiait "du même traitement que tous les anciens présidents de la République". Il a souligné que ce dispositif "correspond à la menace qui peut peser sur une personnalité qui est ou a été exposée", et qu'il "n'est aucunement défini par la personne protégée, mais évalué par les services du ministère de l'Intérieur". Et d'ajouter que "l'utilité de ce dispositif a encore été prouvée la semaine dernière lorsqu'un individu connu des services de police allemands a tenté d'entrer dans la propriété". Nicolas Sarkozy a enfin pointé "des informations inexactes". 

Les chiffres des personnes mobilisées pour sa protection ont pourtant été confirmés par des sources policières concordantes. Elles avancent une explication : la nécessité d'un relais 24 heures sur 24 auprès d'une telle personnalité. Les membres du SPHP travaillent par deux auprès de Nicolas Sarkozy. Et la surveillance de la résidence du cap Nègre est assurée par des astreintes de trois CRS, selon ces sources.

Acte 3 : "Le Figaro" révèle l'intrusion

Lundi, en fin de journée, Le Figaro publie un article titré "Un déséquilibré s'introduit chez Carla Bruni". L'incident s'est produit la semaine précédente, d'après le journal. L'homme est "inscrit dans les fichiers de la police allemande pour des faits de délinquance", selon l'entourage de l'ancien chef d'Etat. Il souhaitait "rencontrer" la chanteuse. "Il aurait pu s'en prendre à Mme Sarkozy ou à son enfant sur place. Il a heureusement été stoppé à temps", raconte au Figaro un membre du cabinet de Nicolas Sarkozy. Le quotidien raconte aussi que l'ancien président a dû attendre plusieurs jours pour avoir les éclaircissements du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. 

Et le Figaro d'ironiser sur les révélations du Parisien : "L'affaire aurait pu en rester là. Mais voici que 'Le Parisien' publie dans son édition de lundi un encart de 13 lignes titré 'Les vacances très protégées de Sarkozy', sans même une référence à l'incident de la semaine précédente."