UMP : le triumvirat Juppé-Raffarin-Fillon sera validé par un vote

Cette désignation avait été qualifiée de contraire aux statuts de l'UMP par plusieurs cadres.

Une réunion de dirigeants de l\'UMP, le 18 décembre 2013 à Paris.
Une réunion de dirigeants de l'UMP, le 18 décembre 2013 à Paris. (MARTIN BUREAU / AFP)

Un vote pour régler une faille juridique apparue dans la désignation de la nouvelle direction de l'UMP. Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon, qui doivent prendre la tête du parti à partir du 15 juin après la démission de Jean-François Copé, ont fait savoir samedi 31 mai que la solution "politique" d'une direction collégiale de l'UMP trouvée cette semaine devra "être validée par un vote formel" avant le 15 juin.

La désignation de ce triumvirat avait été décidée mardi lors d'un bureau politique. Mais selon plusieurs cadres du parti, cette option n'était pas en accord avec les statuts du parti. En effet, ceux-ci stipulent qu'en cas de vacance de la présidence, "le président est remplacé par le vice-président délégué", qui se trouve être Luc Chatel.

Le triumvirat ne prendra aucune décision avant le vote

Autre problème, selon Le Point et Le Lab : l'annonce par le triumvirat de la tenue d'un congrès anticipé en octobre. L'hebdomadaire affirme que seule la haute autorité de l'UMP, présidée par la juriste Anne Levade, est habilitée à organiser l'élection du président.

Théoriquement, n'importe quel justiciable pourrait donc contester la tournure des événements devant un tribunal. Le vote "formel" désormais prévu avant le 15 juin devrait clarifier les choses juridiquement. "Dans cette attente, nous nous interdisons de prendre quelque décision que ce soit", jurent les trois anciens Premiers ministres.