Affaire Bygmalion : Jean-François Copé démissionne de la présidence de l'UMP

Englué dans une affaire de surfacturations présumées au sein de l'UMP, le président du parti a annoncé qu'il quitterait ses fonctions le 15 juin, avec toute la direction de l'UMP.

Le président démissionnaire de l\'UMP Jean-François Copé, le 21 mai 2014, à Paris.
Le président démissionnaire de l'UMP Jean-François Copé, le 21 mai 2014, à Paris. ( WITT / SIPA)

Il s'est résigné. Jean-François Copé a été poussé à la démission de son poste de président de l'UMP, mardi 27 mai, lors du bureau politique de l'UMP organisé à l'Assemblée nationale. Son départ sera effectif le 15 juin, et concerne également l'ensemble de la direction du parti. Le patron du mouvement, attaqué par de nombreux ténors pour son rôle présumé dans l'affaire Bygmalion, avait d'abord proposé de ne pas se représenter lors d'un congrès extraordinaire en octobre 2014.

Quelques minutes plus tôt, François Fillon, son principal rival depuis la guerre des chefs de novembre 2012, avait exigé du président qu'il se mette "en réserve" du parti "pendant la durée de l'enquête" judiciaire sur des malversations présumées durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, en lien avec la société de communication Bygmalion. "Il n’y a aucune autre voie qui soit conforme aux valeurs que nous prétendons incarner et à l’intérêt de notre mouvement", avait lancé l'ancien Premier ministre.

Jean-François Copé a fini par se ranger à cette exhortation. Selon le sénateur Gérard Larcher, une direction collégiale transitoire, menée par le trio d'anciens Premiers ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon, sera mise en place.