Terrorisme : des nouveaux droits pour les services de renseignement

Le projet de loi doit être présenté jeudi en Conseil des ministres. Selon Le Figaro, qui s'est procuré le texte, les services pourront désormais surveiller de plus près les suspects et les complices, placer plus facilement des balises et des mouchards avec une simple autorisation administrative.

(Des nouveaux droits pour les services de renseignement © MaxPPP)

Une loi pour "muscler" le renseignement : c'est l'objectif avoué de la nouvelle loi qui sera présentée en Conseil des ministres jeudi - et que le journal Le Figaro s'est procurée. L'enjeu, c'est d'éviter les ratés de l'enquête sur les frère Kouachi : comment, pendant des années, ils sont passés complètement sous les radars, alors qu'après les attentats, avec plus de moyens d'enquête, les policiers ont vu très vite qu'ils avaient eu un comportement suspect.

L'enjeu c'est donc de mieux détecter les risques. Les policiers du renseignement pourront désormais plus facilement placer les suspects sur écoute, placer leurs proches également sur écoute - on repense évidemment aux conversations mystérieuses entre la femme Kouachi et Hayat Boumédienne, la femme de Coulibaly. Ils pourront poser une balise sous une voiture,  et même installer des caméras et des micros dans des planques ou dans des maisons. 

Le "IMSI catcher", un aspirateur à données 

 

Et  surtout les policiers du renseignement vont pouvoir espionner les ordinateurs : capter en temps réel ce que tape un suspect sur son clavier, ses recherches, ses mails, ses conversation sur les tchats internet. Dernier outil, plus mystérieux, et probabement celui qui inquiète le plus, le "IMSI catcher", un petit appareil redoutable : un policier l'allume dans un lieu précis, et aspire toutes les données des téléphones alentour - numéro appelés, SMS, etc. Ces pratiques sont encadrées, avec un nouvel organe de contrôle qui va être créé pour limiter les risque de dérapage.