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Tensions à l'Assemblée pour les premières questions au gouvernement

Le rituel des questions au gouvernement a repris mercredi dans une ambiance chahutée.

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France Télévisions
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L'hémicycle de l'Assemblée nationale le 11 juillet 2012. (PIERRE VERDY / AFP)

Jean-Marc Ayrault au micro, Claude Bartolone au "perchoir" et la droite sur les bancs de l'opposition ont inauguré mercredi 11 juillet dans un climat tendu leur nouveau rôle, lors de la première séance de questions d'actualité du quinquennat à l'Assemblée nationale.

Il n'y a pas eu de round d'observation : l'ancienne ministre UMP Catherine Vautrin a attaqué d'emblée le Premier ministre socialiste sur son projet de loi de finances rectificative, coupable selon elle d'augmenter le coût du travail. Jean-Marc Ayrault, dont c'est le premier poste ministériel mais qui a été député 26 ans et était encore sur les bancs de l'opposition il y a quelques semaines, a répondu en appuyant là où ça fait mal : la double défaite de la droite aux élections présidentielle et législatives du printemps.

"Je suis très surpris de constater depuis quelques jours à quel point l'opposition est désemparée. Mais je le comprends, d'une certaine façon", a ironisé le chef du gouvernement. "Quand on a été sanctionné avec une telle sévérité, il est difficile de s'en remettre spontanément."

"Blablabla"

La première séance de questions d'une nouvelle législature est un test de la capacité de résistance des nouveaux ministres face à une opposition qui cherche à les déstabiliser et dont le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, également novice à ce poste, a eu du mal à calmer les ardeurs.

L'UMP Daniel Fasquelle a ainsi ponctué les interventions du chef du gouvernement de "blablabla". Le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a eu plus de mal à affronter le brouhaha organisé par l'opposition en s'agrippant à son micro. Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, considéré comme un des meilleurs orateurs de l'Assemblée lorsqu'il était député et président de la Commission des Finances, a pour sa part lancé de nombreuses piques à l'opposition sous les applaudissements nourris de ses amis de la majorité. Arnaud Montebourg (Redressement productif) par deux fois, Marylise Lebranchu (Réforme de l'Etat), Victorin Lurel (Outre-Mer) ou bien encore Delphine Batho (Ecologie) ont aussi répondu aux interpellations de l'opposition.

Les députés de la majorité ne se sont pas non plus privés de couvrir les propos d'élus de la nouvelle opposition. L'ancien ministre UMP du Budget Eric Woerth a eu par moments bien du mal à se faire entendre. Des élus de gauche lui ont adressé des propos peu amènes faisant allusion à ses démêlés judiciaires.

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